Best Of Editorial Web Inbound Marketing — 18 août 2015 — 13 commentaires
10 mots webmarketing à bannir de votre vocabulaire

Le marketing (sur internet ou ailleurs) est avant tout une affaire de mots. Et certains mots sont de véritables repoussoirs pour les clients contrairement à ce que pensent ceux qui les utilisent. Aujourd’hui, je vais vous parler de mots webmarketing qui fâchent, de ces expressions que l’on retrouve souvent sur les sites professionnels et qui donnent aux visiteurs une furieuse envie de fermer leur fenêtre…

Nous sommes tous coupables de l’utilisation excessive de quelques mots qui font maintenant fuir le client, y compris moi. Donc nous allons tous nous mettre d’accord pour interdire ce vocabulaire et utiliser des mots réels qui communiquent le sens légitime.

Un site web d’entreprise, un blog, une page de vente, un service internet… quelle que soit la garantie de commercialisation en cause, votre objectif doit toujours être de transmettre certains avantages spécifiques mesurables que vous pouvez offrir aux clients.

Voici quelques-unes de ces formules éculées que vous feriez bien d’effacer de vos pages si vous voulez que votre site se distingue et donne confiance à vos visiteurs et clients.

1. Leader sur notre marché

Il n’y a rien de négatif dans le fait d’être un leader sur son secteur d’activité, bien au contraire. Le problème est que généralement, lorsqu’une entreprise prétend être leader sur son marché, c’est elle qui a décidé de qui faisait partie du marché et c’est aussi elle qui a fait le classement. Cette formule ne vous donne donc aucune crédibilité, elle fait de vous quelqu’un qui cherche à se rendre plus beau qu’il n’est réellement.

Si vous êtes vraiment leader dans votre domaine, vous avez des preuves plus probantes que votre simple parole : présence médiatique, enquêtes ou sondages que vous pouvez reprendre, références prestigieuses, etc. Ce sont ces preuves que vous devez mettre en avant, vos clients sont assez malins pour en déduire tous seuls que vous êtes un acteur qui compte.

2. Orienté client

Ce terme mal traduit de l’anglais ne veut en fait rien dire. Si vos clients s’intéressent au marketing, ils auront peut-être une idée de ce qu’est une approche orientée client (et souvent ce n’est pas de cela qu’il est question), sinon ils ne comprendront pas ce que vous voulez dire. N’est-ce pas le minimum pour toute entreprise digne de ce nom que de se tourner vers ses clients pour comprendre leurs attentes et y répondre au mieux ? Alors, laissez tomber le jargon professionnel et montrez à vos clients que vous les comprenez. Parlez-leur de leurs besoins et de la manière dont vous pouvez les aider.

3. Unique

Beaucoup d’entreprises prétendent être uniques ou vendre quelque chose d’unique. Mais c’est rarement vrai. Et même quand c’est le cas, cela ne dure jamais très longtemps. La diffusion de l’information et les cycles économiques n’ont jamais été aussi rapides, tous ceux qui innovent sont donc très vite copiés.

Insistez sur vos spécificités, dites sur quoi vous faites mieux que les autres et expliquez pourquoi. Mais ne prétendez pas être unique, vos clients trouveront presque toujours des contre-exemples (y compris des concurrents que vous ne mettriez pas dans la même catégorie que vous).

4. Dépasser les attentes

Dire à vos clients que vous irez au-delà de leurs attentes est le meilleur moyen de les décevoir, car cela les rend automatiquement plus exigeants. Cherchez à dépasser leurs attentes, mais n’en parlez surtout pas. Engagez-vous sur un niveau de service que vous pouvez tenir et donnez-leur ce que vous leur avez promis, à chaque fois. Ils seront ravis de pouvoir vous faire confiance et de savoir à quoi s’attendre avec vous. Et si vous faites encore mieux que ce qui était prévu, ils l’apprécieront d’autant plus qu’ils ne s’y attendaient pas.

5. Expert

Un expert est comme un leader sur son marché : s’il l’est réellement, il n’a pas besoin de le dire. Il peut laisser les faits et les preuves (diplômes, prix, publications, etc.) parler pour lui.

6. Les années d’expérience

Un grand classique qu’il serait temps de se débarrasser. Je ne veux pas discréditer l’expérience professionnelle qui apporte certainement beaucoup. Mais l’expérience n’est pas l’ancienneté. Il ne suffit pas d’être là et d’attendre que les années passent pour s’améliorer automatiquement. Préférez-vous travailler avec un professionnel qui travaille depuis 2 ans et qui cherche en permanence à s’améliorer, ou bien avec un autre qui campe sur ses lauriers et ne s’est plus remis en question depuis plus de 10 ans ?

Par ailleurs, de nombreuses choses apprises avec l’expérience n’ont en fait plus d’utilité. Réfléchissez à votre métier et demandez-vous combien de choses se font aujourd’hui exactement comme il y a 10 ans. La réponse est probablement aucune ou très peu. Cela ne veut bien sûr pas dire qu’il ne faut pas valoriser votre expérience professionnelle. Il faut parler aux clients de ce qui les intéresse.

Parlez-leur de ce que vous avez pu faire et apprendre pendant tout ce temps. Vous avez pu travailler sur beaucoup de projets pour une grande variété de clients. Vous avez rencontré de nombreux cas de figure et êtes donc prêt à vous adapter à de nombreux imprévus. Vous serez beaucoup plus crédible et intéressant que si vous brandissez vos années de métier comme un trophée qui vous donne tous les droits (et notamment celui d’être un peu plus cher que la concurrence).

7. Clé en main

Là encore, cette idée est plutôt séduisante. Mais trop souvent elle ne correspond pas à la réalité. Quel que soit le niveau de service que vous proposez, il est presque certain que vos clients devront collaborer avec vous et fournir un effort pour profiter de ce que vous leur vendez.

Si vous installez par exemple des logiciels chez vos clients, même si vous les formez, il leur faudra quelque temps pour s’habituer à leur nouvel outil. Ils n’auront donc pas l’impression d’avoir une solution clé en main qui ne leur demande aucun effort et ils seraient déçus si vous leur aviez fait cette promesse.

8. VIP

Ce sigle est tabou dans l’univers du luxe. Aucune marque ni aucun professionnel de ce milieu ne songeraient à l’utiliser pour parler de ses clients. Cela devrait vous mettre la puce à l’oreille.

9. Optimiser

Dans l’ère du marketing internet, ce mot a été utilisé excessivement. Les marketeurs ou web entrepreneurs veulent optimiser tout et rien : site Internet, blog, Facebook, stratégie. À ce point, je pense que chaque acheteur comprend que l’optimisation est le but. Arrêtons de parler et commençons à agir.

10. Solution

C’est le mot utilisé presque sur toutes les pages de vente. Il reflète ce dont les clients ont besoin : une solution à leur problème. Mais les solutions sans spécificités sont sans valeur. Au lieu de dire que vous livrez des solutions, définissez-les en termes concrets. Le langage explicite basé sur la réalité est beaucoup plus efficace que le jargon utilisé par tout le monde.

Vous voyez d’autres expressions qui font plus de mal que de bien quand on les utilise ? Indiquez-les dans les commentaires !

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L'auteur

Bernard Bondy

Blogueur, marketeur internet et web entrepreneur depuis 2009. Fondateur du site Super Marketeur et de plusieurs autres sites et blogs à succès. Je travaille maintenant à plein temps sur internet en aidant d’autres personnes à construire leur propre business internet rentable.

 


13 Commentaires

  1. « Notre équipe est passionnée »
    « une équipe multidisciplinaire »
    « notre savoir-faire »

    D’une manière générale, les entreprises ont abandonné les slogans de supériorité à cause du déficit de confiance dont elles souffrent. Aujourd’hui, c’est les notions de partage et de complicité avec le public qui prennent le dessus chez les entreprises gagnantes.

  2. Je trouve que le terme « optimiser » est souvent bien utilisé. Il traduit l’idée d’améliorer la performance. Par exemple, lorsqu’on souhaite optimiser un site internet e-commerce pour avoir plus de « traffic » ou encore un media social (Facebook, Twitter, etc.) pour avoir plus d’interactions avec les membres de la communauté, je trouve que ce verbe trouve tout son sens. Après bon cela ne reste que mon avis !

    • Moi aussi, je trouve que le mot « optimiser » est intéressant. Il est même plutôt objectif car on compare deux situations et on voit bien ce qui est ou a été optimisé et par rapport à quoi.
      En tout cas je suis rassurée, je n’ai pas tendance à utiliser les autres mots 😉

  3. Moi j’attrape de l’urticaire si je lis ou j’entends, dans les publications en anglais: « paradigm shift »

  4. Bon article!

  5. Excellent article.
    Malgré une phrase malheureuse : « Un grand classique qu’il serait temps de se débarrasser. »

  6. Bonjour. Pour moi, le marketing c’est la connaissance et la prise en compte des attentes de son marché. Ce dont vous parlez, c’est du ou des messages publicitaires. Cela relève du commerce, pas du marketing. Si le marketing à bien travaillé, les commerciaux atteignent facilement de bons résultats. Les mots ont une grande importance.

    • D’accord avec toi Salusse.
      La com n’est qu’une composante du marketing.
      Le gros problème c’est qu’on rencontre rarement des commerciaux (gens qui passent plus de temps à écouter qu’à parler).
      Les mots de vocabulaires fourre-tout sont les caches misère des vendeurs qui ont besoin de combler le silence par un flot de paroles vides et sans intérêt pour les prospects. Les prospects/clients veulent parler d’eux, de leurs problèmes, pas des « caractéristiques de l »offre ».
      Tout fout le camp, ma bonne dame !!

  7. Très bon article, merci ! La notion de « spécialiste .. » m’irrite et celle « d’expérience utilisateur » aussi..

  8. Merci pour cet article très intéressant.

    Le point n°6 ma beaucoup fait sourire : il est en effet difficile de convaincre au début, avec peu d’expérience, même quand on est en constante amélioration … jusqu’à ce que les résultats, comme bien souvent, viennent par eux même.

    Valoriser l’expérience est une chose mais voir se gargariser un prestataire chez qui l’on vient simplement chercher une « solution » tend plus à faire fuir qu’autre chose.

  9. Plutôt mitigé sur « optimiser », mais il est vrai qu’il ne faut pas l’utiliser à outrance.

    Sinon, je pense que « novateur » ou « innovant » aurait bien sa place dans cette short-list 😉

  10. Et en même temps toutes les professions ont leurs habitudes, leurs phrases typiques, leurs mauvais tics…parce que si ces expressions semblent effectivement banales, souvent mal employées ou surtout mal assises sur des preuves solides, d’autres langages, plus ouverts et plus modernes, tournées sur le disruptif, sur le réel, sur le « consumer experience », sur toutes les variantes autour du digital/consumer… et autres anglicismes sont aussi ridicules… on est souvent l’idiot d’un autre….

  11. « une entreprise à taille humaine »

    de 1 à 4000 salariés, je pense que l’entreprise reste à taille humaine. L’interprétation du nombre n’est que subjectif !

    Merci pour cet article, il m’a bien fait sourire !

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