Référencement naturel — 12 juin 2015 — 22 commentaires
Les pratiques SEO des référenceurs, laquelle choisir ?

Dans le monde du SEO, les Black Hat et les White Hat font la pluie et le beau temps. Ils travaillent chacun à améliorer le référencement d’un site, toutefois, si les Black Hat emploient des techniques illégales et contraires au guideline des moteurs, les White Hat choisissent un référencement naturel conforme aux recommandations émises par les moteurs…

À l’origine du référencement et des pratiques SEO

Aussi longtemps qu’on se souvienne, les moteurs de recherche ont toujours utilisé les mots-clés en tant que critère d’indexation. Les crawlers se basaient sur les termes cibles présents dans les balises HTML pour le référencement. Ainsi, les éditeurs de sites web ont rapidement compris qu’un nombre important de mots-clés contribuerait de manière efficace à améliorer le positionnement de leurs contenus dans les pages de résultats. Les pages proposées au visiteur pouvaient alors être en grande partie une répétition de termes et expressions clés sans lien avec la requête. Il faut attendre l’arrivée de Google et de son PageRank pour voir les choses évoluer. Le PageRank détermine en effet la quantité de liens pointant vers une page, mais positionne également les sites en fonction de ceux-ci.

Il n’y a pas si longtemps, presque tous les moteurs de recherche fonctionnaient de la même manière. Bien qu’ils possédaient chacun leurs propres paramètres de référencement, ils se basaient sur le procédé des liens externes. De manière concrète, le lien d’un site pointant vers un autre site était considéré comme un témoignage de pertinence par les algorithmes des moteurs qui s’en servaient comme critères de référencement. Le véritable fonctionnement de ces algorithmes était gardé secret cependant, il existait différentes méthodes permettant d’améliorer son positionnement dans les SERP. L’ensemble de ces méthodes était désigné par le terme SEO ou Search Engine Optimisation, soit le référencement dans les moteurs de recherche.

Aujourd’hui, le principe est le même à l’exception que les algorithmes des moteurs sont plus complexes et sont couplés au Content Marketing de qualité et au Social Media Marketing afin de mesurer la présence d’une marque et son influence. On peut clairement dire que la réussite d’une stratégie digitale et SEO passe par les réseaux sociaux et le content pertinent.

D’ailleurs pour les plus réfractaires d’entre nous, halte aux idées reçues sur les réseaux sociaux. Avec leurs dizaines de millions d’utilisateurs quotidiens, les réseaux sociaux se positionnent comme le meilleur outil webmarketing pour valoriser votre présence et donc, votre référencement.

Le White Hat et son rôle dans le référencement

Le White Hat est un professionnel du référencement naturel. Il travaille dans le respect des consignes publiées par les moteurs de recherche et notamment des guidelines de Google. S’il fallait leur assigner un rôle, on pourrait les désigner comme les consultants dotés de bonnes intentions. Les techniques appliquées par les White Hats sont essentiellement utilisées dans le but de fournir des résultats pertinents et informatifs aux utilisateurs des moteurs de recherche. Le White Hat se charge par exemple de proposer un titre correct et orienté vers le référencement. Ainsi, une page proposant de découvrir des voitures de marques allemandes devrait s’intituler « Les meilleures voitures allemandes » ou « Choisir une voiture allemande » plutôt qu’« Accueil ». Il est dans ce cas plus simple d’optimiser son positionnement dans les pages de résultats.

Parmi les autres tâches qui incombent au White Hat, on peut également citer la prise en compte des textes d’ancre des liens externes. Il s’agit des termes ou expressions utilisés dans les liens pointant vers un site. Ceux-ci doivent être adaptés au contenu proposé et contribuer au référencement. Un texte d’ancre de type « Cliquez ici » ou « Lire cet article » n’aura par exemple pas d’impact sur le positionnement d’une page. En revanche, un texte d’ancre de type « Trouvez les meilleures voitures allemandes au monde » contribuera de manière efficace au SEO. Ce dernier sera d’autant plus efficace que le lien est émis par un site de même thématique, crédible et disposant d’une bonne impression auprès des moteurs de recherche.

Quid du Black Hat ?

Le Black Hat est également un professionnel du référencement naturel. À l’inverse du White Hat qui suit à la règle les guidelines imposés par les moteurs, il n’hésite pas à user de pratiques illégales à des fins SEO. De manière générale, les pratiques Black Hat consistent à manipuler l’algorithme de Google. Elles provoquent souvent des dommages collatéraux comme la dégradation de la qualité des résultats proposés par les moteurs. Google, principal moteur de recherche sur le web, lutte activement contre ce type de procédés. L’achat ou la vente de liens fait par exemple partie des techniques Black Hat qu’il s’efforce de réprimer. Un site ayant acheté ou vendu des liens transférant du PageRank est ainsi susceptible de perdre sa visibilité dans les pages de résultats, mais également de se faire désindexer.

BMW pénalisé par Google

Parmi les techniques Black Hat réprimées par les moteurs de recherche, le cloaking est le plus pénalisé. Ce procédé consiste à afficher un contenu différent pour les robots d’indexation et un autre pour les internautes grâce à l’emploi de JavaScript ou de Flash. Lorsque les bots crawlent une page, un contenu suroptimisé et entièrement dédié au référencement est ainsi affiché. En revanche, lorsqu’un internaute se connecte, un autre contenu de moindre importance en termes de SEO est proposé. Google désindexe généralement les sites ayant recours au cloaking. Dans certains cas, il se contente cependant de les déclasser, ce qui peut mener à des pertes de visibilité pouvant aller jusqu’à 100 %. Le site de BMW Allemagne a par exemple été désindexé à la suite d’un cloaking rapidement repéré par Google. Il n’a retrouvé son positionnement qu’au bout de plusieurs jours. Vous trouverez d’autres exemples de grandes marques pénalisées par des techniques de Black Hat (article en anglais).

Référencement : Black ou White Hat ?

Comment savoir si son référencement naturel est Black Hat ou White Hat ? Il est souvent difficile de faire la différence entre les deux procédés étant donné leurs similitudes ainsi que leur objectif commun orienté vers le SEO. Les différences existantes entre chaque méthode se résument cependant aux méthodes appliquées afin d’atteindre cet objectif. Si obtenir un meilleur positionnement dans les pages de résultats de recherche est le principal but recherché par les Black Hat et les White Hat, il s’avère que les techniques Black Hat s’affranchissent des guidelines et autres restrictions. Ils n’hésitent pas à mettre en oeuvre des stratégies permettant d’améliorer rapidement le référencement, mais qui n’offrent souvent que des résultats à court terme.

En utilisant une technique Black Hat, on est certain d’obtenir des semblants de résultats durant une période donnée. Cependant, le positionnement offert par ce procédé ne dure pas aussi longtemps qu’on le souhaiterait. Les moteurs de recherche ont en effet la possibilité de repérer rapidement les techniques de référencement contraires à leurs règles, notamment avec l’apparition des algorithmes de Google. Un site s’adonnant à ce genre de pratique risque alors de se faire pénaliser et de perdre son positionnement dans les pages de résultats. Il peut également se voir désindexer et perdre définitivement sa visibilité. Les techniques White Hat impliquent en revanche plus de travail et de veille toutefois, elles offrent des résultats à long terme et sans risque pour le SEO.

Source image : Shutterstock

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L'auteur

David Licoppe

Fondateur de Seolius.com, agence e-marketing spécialisée en référencement et Inbound Marketing. Seolius est aussi une agence éditrice de solutions pour analyser, optimiser le référencement et augmenter le trafic d’un site grâce aux outils Analysis’Pro. David Licoppe a créé l’agence en 2011 et réuni une équipe de consultants délocalisée depuis Montréal comprenant de jeunes talents et des profils inédits. David Licoppe partage donc son expérience avec son personnel et ses clients dans le secteur du SEO, de l’e-business et de l’e-marketing international.

 


22 Commentaires

  1. Le désavantage avec le white hat, c’est que les résultats mettent du temps à apparaître. Appliquer uniquement des procédés white hat peut être problématique. Cela demande du temps et des coûts. D’autant plus que les guidelines des moteurs peuvent très bien évoluer. Alors beaucoup de prestataires SEO sont Grey Hat et combinent des techniques black’n white. A partir du moment où on veut faire du SEO, la part du « naturel » se réduit forcément.

    • Je suis assez mitigé au jour d’aujourd’hui, nous avons réussi à obtenir des résultats rapidement avec une stratégie sémantique efficace sans avoir placé un seul backlink. IL est vrai que le « greyhat » permet d’aller plus vite, certes. La course aux premiers résultats dans les moteurs de recherche implique une stratégie pensée sur le long terme. Si le SEO black hat offre de réelles possibilités en termes de référencement, il s’avère que ses différents procédés sont rapidement détectés et pénalisés par Google. Les techniques visant à manipuler l’algorithme du moteur de recherche sont en effet nombreuses, mais celui-ci ne cesse d’évoluer et de renforcer ses méthodes de détection des « bad guys ».

  2. Content is King ! … l’Inbound Marketing aussi !

  3. Il vaut mieux travailler pour le long terme que d’avoir des résultats trop vite et ensuite d’être pénalisé par les moteurs de recherche, c’est ce que je fais toujours et je me permet de expliquer ça à mes clients

    • C’est un choix à faire. Dans les faits, Google a beau affirmé qu’un site respectueux des guidelines et ne contenant pas de liens spammy a de fortes chances d’être bien positionné, il s’avère que ce n’est pas toujours le cas étant donné qu’il existe de nombreuses exceptions.

  4. « Le PageRank détermine en effet la quantité de liens pointant vers une page »
    En fait c’est l’inverse. La quantité des liens pointant sur une page détermine (en partie) le Pagerank.

    • C’est en effet une bonne remarque. Merci pour la coquille 😉

  5. Bonjour,

    Au-delà du débat white/black hat, il faut revenir à l’essentiel : Le contenu et l’expérience utilisateur. Si le contenu est bon, le référencement suivra.

    Cordialement,

    Nicolas @ Traficocéan

    • Oui et non 😉 Comme expliqué plus haut à Stéphane, il est vrai qu’il est possible d’obtenir des résultats sur base d’une stratégie sémantique, après ça dépend aussi du secteur d’activité. Il y a des secteurs où le greyhat est indispensable sous peine de n’obtenir que de faibles résultats. C’est à étudier au cas par cas, client par client, en l’avisant des conséquences. Mais l’expérience utilisateur doit rester une priorité.

  6. Bonjour,
    il est écrit « il n’hésite pas à user de pratiques illégales à des fins SEO », Il désignant « le black hat ».

    Je ne savais pas que ce qui était contraire aux guidelines google était illégal.

    • J’admets que le terme aurait pu être différent, ceci dit, illégal est un adjectif qui dans ce contexte fait référence aux contraires d’une loi, d’une utilisation régie par des règles. David aurait peut-être du utiliser « défendu », « extra-légal », « frauduleux », « illégitime », « illicite », « interdit », « prohibé », je pense que je pourrais encore trouver beaucoup d’adjectifs synonymes à « illégal » 😉

  7. Mouarf il est bien placé le David Licoppe pour faire la leçon.
    Avec tout ce que j’ai déballé sur SEOlius, il a du toupet à encore ramener sa fraise.
    Surtout pour sortir un vomi aussi niais.

  8. Article intéressant, mais il n’existe pas de pratique « illégal » en terme de SEO… contraires aux règles dictées par Google serait plus adapté à mon sens…

    Illégal signifie interdit par la loi… mais votre lapsus en dit long sur le monopole mondial de Google…

    • Comme dit plus haut, le terme est en effet inadéquat 😉

  9. Je trouve le titre inadapté car l’article n’aide pas à choisir entre différentes méthodes SEO mais se limite à expliquer sans détail la différence entre bonne et mauvaise pratique. N’est ce pas un peu abusé de la part de l’auteur de titrer un comparatif Black/White d’un titre aguicheur et trompeur? Hum hum (Un « etudiant » en SEO)

    • Tout est une question d’interprétation. Ceci dit, j’ai pris en compte votre remarque. Nous allons contacter l’étudiant en question pour qu’il soit puni en conséquence (je pense que le priver de sa soupe à midi, serait une bonne première punition) 😉 LOL.

  10. Je penche également comme le dit Stéphane pour le Grey Hat. Le Black Hat est en effet un travail sur du court terme, et le White Hat peut mettre beaucoup, vraiment beaucoup de temps à faire sortir un site à la lumière. Black ou White Hat ? le libre choix de tout à chacun.

    • « Le libre choix de tout à chacun ». Tout à fait ! J’ai également répondu à cette même remarque que Stéphane a faite plus haut.

  11. Le débat black / white me semble vraiment dépassé en 2015 alors qu’une relative maîtrise des outils & stratégies marketing/seo permet de faire du trafic (et améliorer sa conversion, ce qui est aussi un gros sujet en soi).

    Quand on a une société à faire tourner sur le web, qu’on investit son temps, son argent et ses efforts sur la durée, qu’on a des employés (et donc des salaires à payer sans pouvoir se permettre de perdre 30% de CA d’un mois à l’autre), alors jouer avec le feu en SEO avec du linking médiocre (qui sera dézingué tôt ou tard) ou de la génération de contenu en masse, cloacking ou whatever est un très mauvais calcul.

  12. Voilà un commentaire qui fait plaisir à lire 😉 Le marketing est une philosophie basée sur le fait que les consommateurs d’aujourd’hui achètent différemment d’il y a 10 ans. Il faut se focaliser sur le cheminement entre l’apport de trafic et la vente en passant évidemment par les étapes de conversions et de qualifications (top of the funnel). Merci pour ce commentaire pertinent sur lequel il faut maintenant clore ce débat.

  13. Article rédigé par un écrivain offshore de toute évidence… La formulation des phrases ne trompe pas !
    Dire que le black hat est illegal ou meme qu’il existe tout simplement est de la pure soupe…
    J’aimerais que tous les « white hat » se réveillent un peu et se rendent compte qu’ils sont tous eux aussi « hors la loi »…
    Bienvenue dans la vrai vie !
    PS: Google n’est PAS un humain, ni une entité, ni même un robot… c’est un foutu algorithme ! Depuis quand les algorithmes font la loi? Depuis que des credules choississent de le suivre les « guidelines » et de ne donner aucun résultats à leurs clients si ce n’est de belles paroles et un magnifique top 20….

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