E-commerce — 09 mars 2015 — 2 commentaires
3 choses à savoir sur HTTP/2

C’est la grande nouvelle du mois : l’IETF (Internet Engineering Task Force) a annoncé le 18 février dernier avoir arrêté les spécifications finales de HTTP/2. Cette annonce met fin à 3 ans de réflexion. Mais quelles différences entre HTTP 1.1 et HTTP/2 ? Et comment démarrer la transition vers ce nouveau protocole ?

1. Qu’est-ce que HTTP/2 ?

HTTP/2 est le nouveau protocole du web qui fait suite à la dernière mise à jour qui date de 1999 ! C’est en 2012 que l’IETF décidé de  revoir la copie de l’HTTP en se basant sur SPDY, le protocole développé par Google et sorti en 2009.

Les 2 axes majeurs de HTTP/2 sont la rapidité et la sécurité de la navigation.

Les avancées de HTTP/2 :

  • la compression des headers des requêtes et des réponses. Cette optimisation permet de réduire la bande passante lorsque les headers (tels que des cookies) sont similaires.
  • le multiplexage des requêtes au serveur. Le multiplexage consiste à faire passer de multiples informations via un seul tuyau de transmission.

Ainsi, on économise les multiples connexions entre le client et le serveur. Les requêtes, quant à elles, sont effectuées simultanément par le navigateur. Les requêtes ne se suivent donc plus les unes derrière les autres et les plus prioritaires (telles que les CSS) ne sont plus bloquées par les moins prioritaires (telles que les images).

  • le push des ressources du serveur au navigateur. Désormais, le serveur pourra envoyer l’ensemble des ressources référencées dans une même page (CSS, JS…), avant même que le navigateur n’ait analysé celle-ci.

2. Comment démarrer la transition vers HTTP/2 ?

HTTP/2 va être déployé sur la majorité des navigateurs dans les prochaines semaines. A l’heure actuelle, SPDY (qui a servi de base à HTTP/2) est déjà supporté par les navigateurs à hauteur de 70% de part de marchés1. Mais bientôt ce seront tous les navigateurs qui emploieront ce nouveau protocole.

Fasterize, acteur français de l’accélérateur du web, vient d’activer SPDY par défaut sur son moteur.

Cette étape intermédiaire vers HTTP/2 (qui arrivera sur le moteur Fasterize dans les prochaines semaines) permet aux sites de bénéficier :

  • de la compression des headers des requêtes et des réponses,
  • du multiplexage des requêtes au serveur,
  • de l’optimisation de la négociation SSL.

Ainsi il est possible de profiter dès aujourd’hui des optimisations HTTP/2 présentes dans SPDY pour que vos pages HTTP/HTTPS se chargent plus rapidement.

Pour cela, aucune installation logicielle ou modification sur le code de la page n’est nécessaire.

3. Quel sera l’impact de SPDY (et HTTP/2) sur mon site ?

Comme on peut le voir sur l’image située ci-dessous et décrivant le chargement d’une page, SPDY (et HTTP/2) permet le téléchargement parallèle de toutes les ressources.
SPDY Fasterize
Ici, les gains sur le temps de chargement et le Speed Index sont respectivement de l’ordre de -14% et -30%.

Et vous, êtes-vous prêt pour HTTP/2 ?

Profitez dès maintenant des optimisations HTTP/2 présentes dans SPDY pour que vos pages HTTP/HTTPS se chargent plus rapidement, en cliquant ici >>

Sources :
[Infographie] Performance web du e-commerce (soldes 2015)

Source image : shutterstock.

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L'auteur

Emilie Wilhelm

Responsable Marketing de Fasterize, une start-up spécialisée dans l’optimisation du temps de chargement des sites web. Curieuse d'esprit et passionnée par mon métier et le web, je suis aussi une membre active de l'association GirlzinWeb (gestion des membres et Responsable du CM : une communauté de + de 14 000 followers, + de 7 700 fans Facebook et + de 2 000 abonnés linkedin).

 


2 Commentaires

  1. Que de changement avec le http 2… En même temps la 1ere version commence à prendre la poussière depuis le temps qu’elle est présente…

    La réactivité des sites fera la différence… 🙂

  2. Et pour les navigateur FF, Chrome, IE (lol), puis je n’ai pas vu où on activait le bouzin dans le pavet.

    Parce que fasterize, ok, mais je ne le connaissait pas avant la lecture du texte.

    Merci de vos retour 🙂

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