Best Of E-commerce — 03 mars 2015 — 4 commentaires
E-commerçants : Proie ou prédateur ?

E-commerçants français, rester sur votre marché domestique équivaut à devenir une proie. Les concurrents étrangers sont déjà arrivés pour trouver de la croissance et grandir. Ce mouvement ne fait que s’amplifier en Europe. Les parts de marché qu’ils viennent chercher chez les autres se fait au détriment des acteurs nationaux. C’est à dire vous…

L’EU, une réalité au service du e-commerce

L’union européenne est un marché commun. Cette réalité permet de favoriser la compétition et la concurrence à tous les niveaux et entre tous types d’acteurs économiques.

La monnaie unique, l’Euro, l’uniformisation des réglementations et des régulations en Europe sont des accélérateurs de concurrence. En effet, si pour une entreprise, s’implanter dans un pays étranger lui garanti les mêmes règles du jeu que sur son marché domestique, alors elle sera d’autant plus motivée à venir y s’installer.

Solutions e-commerce pour l’international

L’avènement du e-commerce a entrainé des modifications de comportement et d’habitude d’achat chez les consommateurs. Le secteur du commerce électronique s’est donc profondément structuré. Aujourd’hui 3 constats sont unanimement partagés par les e-commerçants :

  1. Les points de vente, en devenant virtuels, se jouent des frontières. Ouvrir un site e-commerce en .de, .it ou .es ne présente aucune difficulté.
  2. Les systèmes logistiques se sont adaptés à l’essor de la vente à distance et sont aujourd’hui matures. Par exemple les solutions de drop shipping permettent aux e-commerçants de livrer les consommateurs dans presque tous les pays européens dans des délais raisonnables.
  3. Les ERP et les systèmes de backoffice sont efficaces et performants. Leurs fonctionnalités sont parfaitement adaptées en enjeux du commerce électronique. Les solutions comme Magento ou Prestashop sont tellement simples et intuitives que l’on peut les qualifier de « Plug and Play ».

D’un côté, nous avons donc un marché européen unique favorisant la circulation des biens et des services. De l’autre côté, se trouvent des canaux de vente et de distribution dématérialisés qui répondent à des besoins de consommation en temps réel.

Ces données ont un impact de plus en plus fort et durable sur les activités des e-commerçants. Le monde, ou plus exactement le marché, du commerce électronique devient une jungle où la loi du plus fort domine.

Alors proie ou prédateur ?

C’est bien dans ces termes que la question se pose. Rester sur son marché domestique équivaut à devenir une proie. Les concurrents étrangers sont déjà arrivés et ce mouvement ne fait que s’amplifier. Les parts de marché qu’ils viennent chercher chez les autres se fait au détriment des acteurs nationaux.

Devenir prédateur, c’est grossir en allant chercher la croissance à l’étranger. Cela permet, non seulement de prendre de nouvelles parts de marché mais aussi d’assoir une position dans son pays d’origine. En effet en augmentant les volumes de vente, le web marchand va réaliser des économies d’échelle sur ses achats mais aussi rentabiliser plus vite ses investissements dans les outils logistique et informatique. Les marges de manœuvre ainsi dégagées lui offrent des moyens supplémentaires pour garder sa place sur son marché domestique.

Des barrières qui n’existent plus

Les barrières pour se déployer à l’international n’existent plus. Les solutions opérationnelles permettant la conquête des nouveaux pays/marchés en maitrisant les risques et les coûts sont connues.

Les raisons avancées par un e-commerçant pour retarder un lancement international ont-elles un réel fondement ?

E-commerçants, n’attendez plus, devenez prédateur !

Source image : Shutterstock

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L'auteur

Cyril du Plessis

Spécialiste du développement digital, j’ai acquis depuis 15 ans une expertise forte dans le déploiement de projets web d’envergure. Engagé dès 1999 dans la création de start-up Internet, j’ai participé au lancement du premier comparateur de prix en France, Buycentral.com. J’ai ensuite piloté, pendant de nombreuses années, le déploiement international de l’offre e-banking chez BNP Paribas. Aujourd’hui, en tant que Directeur Marketing & Business Development chez Salesupply, je suis au service des e-commerçants pour les accompagner dans l’internationalisation de leur activité.

 


4 Commentaires

  1. Bonne analyse de la situation.Il faut que les chefs d’entreprise s’équipent pour affronter la concurrence.

  2. Un bon dropshiping peut vite devenir très puissant.

    De nombreuses sociétés devraient developper leur D.S et de ce fait ce developper à l’international.

    Ah mon sens tout réside dans le D.S en terme de developpement.

    • Le drop shipping est un moyen dans la gestion de la chaine logistique. Effectivement la très grande majorité des e-commerçants utilisent leur plateforme domestique pour livrer dans les différents pays européens. Le drop shipping est donc bien un moyen mais pas une solution à l’internationalisation du e-commerce et encore moins une stratégie de développement.

  3. Merci pour cet article très intéressant. Effectivement le drop shipping peut être un excellent moyen pour commencer à internationaliser ses ventes du fait de l’absence de gestion logistique. Toutefois l’expédition ne fait pas tout. Il faut aussi bien préparer sa stratégie car tous les consommateurs européens n’ont pas les mêmes habitudes en ligne, et cela est à prendre en compte au moment de se lancer.

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