Blogosphère Community management E-réputation Twitter — 30 octobre 2014 — Aucun commentaire
L’impact digital de la Nuit blanche de Paris via Meltwater

Suite à l’article sur la nuit blanche de Paris du 4 octobre 2014, la société Meltwater, entreprise de Relations Publiques, m’a proposé de tester les possibilités de leur outil et avoir un retour concernant les réactions sur le web. Pour cela deux points de vue sont mis en avant : les réseaux sociaux et les médias en ligne…

Meltwater buzz, reflet des réseaux sociaux

Sur Meltwater buzz La configuration de la campagne est aisée. On met en relation des mots clés recherchés, on en exclu d’autres… Ici « Paris » est ajouté aux termes « nuit blanche », « nuitblanche » et « nbparis ». On exclu le verbe « dormir » et autres expressions parasites… (Paris ET (« Nuit Blanche » OU « nbparis » OU « nuitblanche »).
La recherche est lancée sur les blogs et leurs commentaires, Facebook et « autres » (les forums, Twitter, Wikipédia, Youtube).

La nuit blanche sur le web

On obtient le volume de conversations par jour et par support (par jour et en moyenne). Les commentaires et « tweets » s’affichent aussi pour éventuellement affiner et exclure les expressions parasites. L’étude sur la nuit blanche a été faite pour une période de 2 semaines avant la date de l’événement et une semaine après (voir également l’infographie).

Infographie Nuit Blanche - MW

Infographie Nuit Blanche – MW

Ainsi, sur les médias sociaux, « nuit blanche » a été mentionnée 3159 fois entre le 20/09/14 et le 10/10/14 dont 1055 fois le jour de l’événement. Dans ces 3159 citations, l’exposition de la fondation EDF a été mentionnée 474 fois soit un peu plus de 15% des citations concernent l’exposition #streetart l’innovation au cœur d’un mouvement pour cette période. Twitter est le support le plus utilisé (60% des mentions).

L’outil propose également les mots clés les plus souvent associés entre eux ainsi que des études plus approfondies comme le nombre de mention de mots clés concernant un sujet. Nous nous sommes intéressés aux artistes les plus mentionnés pour la nuit blanche. C’est Vhils  qui remporte le plus de mention (7,55% des 795 mentions de la recherche sur les artistes), Jeff Aérosol et Jeff Mills le suivent, avec respectivement 6.92% et 6.29% des mentions. En parallèle c’est le parcours « open – musée – street art contemporain » qui sort gagnant en terme de citation sur les réseaux sociaux mais avec un sentiment global plutôt négatif… Alors que lorsqu’on regarde spécifiquement les mentions seules du parcours sans l’associer aux mots clés de « nuits blanche », le sentiment est plutôt neutre.

L’association des noms des artistes par parcours permet également d’avoir une tendance sur les artistes qui ont plus marqué l’événement. Encore une fois Jeff Aérosol (avec 55 mentions) arrive en tête suivi de Mark Jenkins et Imran Qureshi (tous les 2 à 52 mentions des 520 destinées aux parcours « open musée street art contemporain »). Un regard sur tous les artistes de tous les parcours auraient été intéressant et auraient donné d’autres résultats. Certains artistes étant sur plusieurs parcours.

Pour l’explication concernant le « sentiment », l’outil intègre également une analyse des mots utilisés dans les mentions et les catégorise en « négatif », « positif » ou « neutre » pour évaluer la tendance de l’événement. On regrettera pour cette option de ne pas pouvoir éditer ces mots clés ni de réellement savoir ce qu’ils sont. Par exemple, l’expression «  c’est pas mal » est très populaire en France et est faite de mot négatif mais ne l’est pas. On aurait aimé avoir la main sur ce paramètre.

L’outil montre également la démographie des internautes et la répartition géographique ainsi que les principaux contributeurs de mention (ici twitter.com/NBParis, compte officiel de la nuit blanche). Dans le cas de la nuit blanche, une majorité d’homme ont posté avec 54,23% et une majorité de Français avec seulement 63%, la Hollande arrive en 2e avec 11% puis les USA, le Japon, le Royaume uni, la Chine… La Nuit blanche de Paris a donc eu une résonnance internationale.

Meltwater news, pour les médias en ligne.

Meltwater news recense les publications et citations dans les journaux en ligne. Le paramétrage de la campagne est également très simple. On définit une période et des intervalles dans cette période. Pour notre cas 3 semaines avec des intervalles d’un jour, 2 semaines avant le 4 octobre et une semaine après, le 4 octobre étant le jour « j » de la nuit blanche.

Diverses options sont proposées pour affiner les résultats notamment la mise en exergue du potentiel de lecteur afin de pondérer les résultats en fonction des supports les plus lus. Ces supports étant plus pérennes il est possible de remonter sur des périodes datant de 2 ans ainsi nous avons pu comparer le nombre de publication de cette nuit blanche par rapport aux éditions passées.

mentions

159 articles en 2012, 128 en 2013 et 169 cette année, une légère augmentation par rapport aux 2 années passées et on constate un pic d’engouement 2 jours avant le lancement. A part ça, on remarque que le jour de la nuit blanche, chaque année, stimule les publications.

Pour finir on notera que tous les tableaux sont exportables en pdf et sous le format csv. Par contre, (et dans le cas de la nuit blanche, on devinera aisément l’intérêt) l’outil ne prend pas en compte instagram. C’est dommage compte tenu de l’importance qu’a pris ce réseau social et de son potentiel en terme visuel (à ce jour #nuitblanche sur instagram représente 126 718 publications).

Un outil intéressant donc quand on lance une campagne de relation presse pour en analyser les retombés et identifier les meilleurs canaux et ambassadeurs d’un événement ou d’une marque. Peut être également un bon test lorsque l’on hésite à investir dans des liens sponsorisés ou de la publicité sur les réseaux sociaux.

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L'auteur

David Font

Passionné de voyage, j'ai eu l'occasion de vivre ou avoir des expériences professionnelles dans des régions du monde très différentes. C'est en Finlande, pays précurseur en nouvelle technologie, que j'ai découvert et appris les fondamentaux d'Internet. C'était en 2001, aujourd'hui, je travaille dans le tourisme, en web-marketing.

 


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