Big Data E-commerce — 03 octobre 2013 — 3 commentaires
Analyser la Big Data Google pour booster votre e-commerce avec Think Insight

Le World Wide Web est partout. Plus de la moitié de la population mondiale est d’ores et déjà connectée et interagit chaque jour sur la « Toile ». Il y a encore un fossé entre « être connecté » et « acheter en ligne », mais le e-commerce prend aussi une ampleur considérable dans l’économie mondiale et, chaque semestre, on compte une augmentation constante des transactions web qui se compte en milliers de dollars. Le marketing a aussi basculé du côté de la « force numérique » et, outre la communication (le nombre de visites et d’impressions d’un site internet),  il vise aussi la conversion !

Le rôle des canaux dans le tunnel de conversion

Il existe d’innombrables moyens de toucher ses clients sur le web. Entre les réseaux sociaux, le marketing direct (courriels, infolettres…), les moteurs de recherche, les partenariats, la commandite/mécénat, les campagnes publicitaires (achat médias : PPC, affiliation), les relations de presse et j’en passe, il est facile de s’y perdre.

D’autant que les données sont de plus en plus volumineuses et le plus souvent multicanaux.

Pour faciliter notre compréhension de cet environnement complexe, Google, encore lui, propose désormais sur son laboratoire d’idées, astucieusement appelé Think insight, un outil permettant d’analyser les tunnels de conversion selon les industries et les pays pour en déduire l’utilité de chaque point d’entrée dans l’industrie numérique… Avec à terme, la volonté de répondre à ces deux postulats :

  • Quels sont les visiteurs types à même de visiter mon site internet (définition de personas) ?
  • Quels canaux seront les plus susceptibles de convertir mes consommateurs/visiteurs ?

purchase-journey

Source image : http://www.google.com/think/tools/customer-journey-to-online-purchase.html

L’outil effectue un ratio, pour chaque pays et chaque industrie, du nombre de fois qu’un canal a servi de « dernière interaction » avant la conversion, par rapport au nombre de fois où il est apparu dans les tunnels. Cela permet de dire si ce canal a un rôle plutôt «d’assistant» ou de «dernière interaction» (et donc de conversion). À chaque industrie et chaque pays ses spécificités, mais il en ressort néanmoins certaines généralités listées ci-dessous :

On remarque tout d’abord que le trafic direct est systématiquement associé aux « dernières interactions ». Les recherches organiques et payantes sur les moteurs de recherche sont aussi souvent retrouvées en fin de tunnel. Les consommateurs sont donc généralement décidés au moment où ils se rendent sur le site pour acheter et ils ont très souvent fait des recherches annexes sur le web auparavant.

Par ailleurs, les réseaux sociaux se placent presque toujours en amont dans le tunnel de conversion. Ils jouent un rôle d’assistants dans le processus, mais ne sont pas les derniers visités avant la conversion. Ce sont donc d’excellents moyens de prospection et on peut les assimiler à moindre mesure aux courriels/infolettres.

L’évolution des supports de connexion

Pour comprendre le comportement des consommateurs face à l’achat en ligne, il est aussi important de connaître et de surveiller leur niveau d’adoption des technologies ainsi que leurs habitudes sur chacune d’elles. Les supports de connexion à internet évoluent très rapidement et les consommateurs avec. Il est donc nécessaire de s’adapter, voire d’anticiper là-dessus lorsqu’on pratique e-commerce. Par exemple, si les ordinateurs étaient, il y a quelques années, l’outil principal de connexion des internautes, il est aujourd’hui en train de se faire devancer par les téléphones intelligents qui sont de plus en plus puissants et avancés technologiquement.

Google a mis au point un outil dynamique permettant de trouver différentes données sur la consommation de la mobilité (comportement nomade sur tablettes et « smartphones ») dans le monde. Le graphique ci-contre, tiré de cet outil, reporte les tendances d’achat en ligne selon certains pays sélectionnés. Résultat : la France est bonne dernière et la Chine loin devant… Le Canada est quasiment au même niveau que la France.

La marge de progression est donc énorme pour le Canada.

ourmobileplanet.com_chart_7ed4d132

Au-delà du mobile, bien d’autres données sont judicieuses à analyser avant de prendre une décision ou pour réajuster une direction marketing obsolète. Là encore, Think Insight peut nous « aider » à mieux cerner la situation avec le Baromètre Consommateur de Google, permettant de croiser différentes données et ainsi connaître les tendances des marchés sélectionnés.

Moins ergonomique quant à son utilisation, il reste tout de même très visuel et relativement puissant en termes de données proposées : à ne pas négliger lors de l’amorce d’une étude de marché.

consumer-barometer

Source image : http://www.consumerbarometer.com/

Conclusion :

Les milliers d’informations comportementales générées par les interactions des internautes sur le web sont une source inestimable de données pour le marketing dans l’analyse et la compréhension du consommateur. Le géant du Web et moteur de recherche numéro 1 mondial nous aide à trouver les informations que l’on cherche et nous donne les outils pour les décrypter. Bien entendu ces données sont limitées à celles récoltées sur Google et excluent donc les tendances observables sur Bing, Yahoo ou encore Baidu – premier moteur de recherche en Chine ! Les résultats de ces analyses sont donc théoriquement pertinents pour les industries des pays les plus touchés par la puissance Google en fournissant un bon aperçu des tendances de comportement des internautes.

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L'auteur

Sébastien Neveu

Originaires des systèmes d’information, de la veille stratégique et du webmarketing, mes expériences professionnelles m’ont orienté vers une plus grande expertise dans l'audit SEO et les optimisations "on site". C'est la base même de mon poste d'analyste senior SEO et Médias Sociaux chez NVI.

 


3 Commentaires

  1. bonjour,

    Merci très instructif…mais au bout du compte trop d’informations ne tuent elles pas l’utilisation que l’on peut en faire ?

  2. Une fois un minimum de visibilité acquise, je pense que c’est le levier de la conversion (ou CRO pour nos amis américains) qu’il faut actionner. Passer de 1% à 2% de conversion, a l’air de rien, mais c’est doubler ses objectifs !

  3. Le big data pour le SEO c’est comme Mc Do pour la bouffe, il faut interpréter les recettes de marketing mais pas les bouffer tous les jours…
    Sinon gare à l’infobésité!

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