E-commerce — 30 mai 2013 — 6 commentaires
Liberty reserve: la fin d’un géant aux pieds d’argile ?

Serait-ce la fin de la célèbre plateforme de paiement en ligne ? L’affaire Liberty Reserve fait un réel buzz sur la toile. L’histoire commence en 2006, en Amérique Centrale, précisément au Costa Rica où la société est créée par Arthur Budovsky Belanchuk

Comment ça march….ait ?

L’usage du site de paiement en ligne Liberty Reserve est simple. En effet, il suffit d’abord, d’ouvrir un compte, notamment en mentionnant, nom, prénom, adresse mail et date de naissance, etc. Ensuite, l’approvisionner en Liberty Reserve (LR), la monnaie du site. Et enfin, profiter des services et avantages y afférents.

Au-delà des services basiques, l’interface Liberty Reserve est reliée à plusieurs services externes : convertisseurs, échangeurs de  monnaie, plateformes e-marketing, banques, systèmes d’affiliation, e-commerce, vente de crédit virtuel, etc.

Peut-on séparer le bon grain de l’ivraie ?

imagesblanchissementEn offrant aucune limite au montant des transactions en ligne, pour certains, Liberty Reserve  apparaît comme un outil incontournable pour le business en ligne. La notoriété de l’outil est telle que les LR se vendent, s’achètent moins cher, s’échangent (comme des bouts de pain) en ligne. Bien plus, via un compte Liberty Reserve, on peut gagner quelques Dollars, Euros… Les maîtres-mots sont alors instantanéité des opérations (les jours fériés y compris), unicité du guichet pour les transactions, faible taux des échanges financiers, maximisation des gains. Pour résumer, Liberty Reserve a repoussé les limites du temps et de l’espace en matière de transactions financières…

Pour d’autres, Liberty Reserve eimages marché noirst le spectre des marchés noirs de la Cybercriminalité. En effet, derrière le système se profifèrent diverses activités repréhensibles. Les maîtres-mots ici sont opacité, flexibilité, anonymat, usage simple et facile. D’où, les suspicions et les craintes suscitées par l’émetteur numérique.

Liberty reserve et la justice américaine

Les tribulations de l’émetteur de monnaie numérique ne datent pas de mardi dernier, date de l’inculpation officielle de ses dirigeants par la justice américaine. Depuis 2011, ils sont dans le collimateur de cette dernière, notamment pour le défaut de transparence du système Liberty Reserve. Avec le concours des polices de plusieurs pays (USA, Espagne, Costa Rica, etc), il a été mis sur pied une vaste enquête internationale à travers une dizaine de pays.

images  orLes résultats de l’enquête, à peine révélés, sont ahurissants. Selon les enquêteurs, en tant que « plaque-tournante financière de la cybercriminalité », le site était essentiellement utilisé pour le blanchissement d’argent. Près de 6 milliards de dollars ont été blanchis par la « Banque du marché noir » durant les sept dernières années. L’opacité des transactions et l’absence de traçabilité auraient facilité « un grand nombre d’activités criminelles en ligne, dont les fraudes à la carte bancaire, les vols d’identité, les investissements frauduleux, le piratage informatique, la pornographie infantile et le trafic de drogue ».

Fermeture de Liberty Reserve : quelles sont les conséquences ?

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Liberty Reserve est un « émetteur de monnaie numérique ». Et en tant que tel, il héberge les comptes approvisionnés en LR de nombreux utilisateurs à travers le monde. Selon la BBC et le NYtimes, sa fermeture n’est donc pas sans conséquences pour les bons et les mauvais utilisateurs. Les services associés (achat de crédit virtuel) à cet outil connaissent actuellement de nombreux désagréments. Comment séparer le bon grain de l’ivraie?

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L'auteur

Marcel Abanda

Après plus de 3 ans dans le domaine de la rédaction web spécialisé chez Siloas inc, Mondoblog, à l'Organisation internationale de la Francophonie comme assistant de projet et chargé de gestion et de rédaction de contenus web, je parfais mon expertise en communication web en tant que consultant. Pour moi, le web n'a pas de frontière, et il ne faut pas être super doué pour y travailler. En l'absence de projets, je blogue et rédige quelques articles. Ecrire sur le web, c'est avant tout exister...

 


6 Commentaires

  1. Je ne connaissais absolument pas cette plateforme mais elle ne m’aurait pas tentée (même si elle n’avait eu aucun souci). J’ai toujours du mal à faire confiance à ce genre de système de transactions.

    • Merci pour ton avis Celine

      Cordialement

  2. C’est dommage, comme céline je ne connaissais pas non plus ce type de plateforme mais sur le principe, ça se tenait !

    • Eh oui ça existait , moi je l’ai connu sur un forum en ligne.
      Bonsoir

  3. Moi, je peux comprendre que des personnes utilisent cet outil pour de mauvaises raisons, mais ce qui m’inquiète le plus c’est la tendance que les États unis ont pris de fermer des sites comme ca. C’était le cas avec Megaupload et ça a été une grosse bourde. Si le service fonctionnait qu’aux Etats unis ou Costa Rica, je pourrais comprendre mais vu que des utilisateurs du monde entier utilise ce service, je trouve pas correct de fermer un site comme ça. Ils sont devenus les gendarmes du monde ou koi.

    • Bonjour Manie,

      Merci pour ta contribution. Je pense que les « gendarmes du monde » comme tu les appelles ont des raisons légitimes pour mettre en oeuvre leurs actions…

      Bonne journée

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