Pourquoi les community managers vont conquérir le web

Vous connaissez le community management ? Non ? Prenez une boîte de mouchoirs et asseyez-vous sur un banc…

Vous avez 2 options. Pilule bleue : oublier Internet, pleurer un bon coup et aller ouvrir un magasin dans la vraie vie (pour vendre des légumes bio si vous pouvez : je trouve qu’on mange vraiment n’importe quoi de nos jours…). Pilule rouge : pédaler très très vite pour rattraper le lapin tombé dans le trou du web social.

Pilule rouge ? Ok, mais gardez des mouchoirs à proximité tout de même, on ne sait jamais.

Comment un gros animal noir et blanc vient tout juste de bouloter votre lapin et ce que ça veut dire pour les chevilles des community managers

Panda qui boulote un lapin

En fait, le community manager, on s’en fout. Au début en tout cas. Parce que l’agitation sociale ne sert à rien si elle s’agite dans le vide. Ce qui compte vraiment, c’est le contenu. Et ça, c’est merci Panda (vous croyiez poursuivre un lapin vous ?). Mais pas le contenu de mamie (celui d’il y a 2 ans). Non, non. Le vrai bon contenu qui tache. Celui qui demande un peu d’effort à écrire, de la recherche, du style, et si possible de l’intuition. Le contenu qui fait plaisir à lire, qui rend intelligent et donne bonne haleine.

Parce que pour exister sur le web, on a maintenant tous besoin d’un gros panda sympa dans sa chaumière. Et l’animal, il est un peu costaud, vous voyez. Genre qui mange sa ration de bambous bien frais toutes les 2 heures.

Alors comme y’a pas de vrais bambous dans le web, faut lui trouver un équivalent. Et l’équivalent, c’est le vrai bon contenu qui tache ! Ca y’est z’avez compris le truc. Vaut mieux répéter les choses pour qu’elles soient plus claires.

Bien. Les pendules sont remises à l’heure. Le contenu est content. Mais alors, pourquoi ce titre sur les community managers façon Titanic debout sur la proue ? Faudrait voir à pas prendre les lecteurs pour des pingouins !

Faut pas vous énerver, j’y viens.

C’est quoi cette flaque là ? Oh rien, c’est un super contenu qui n’a pas rencontré un community manager

Vous avez écrit un contenu sublime ? Et vous êtes content ? Fatigué par l’effort mais heureux ? C’est tout ? Ok, prenez un mouchoir et allez vous assoir sur le banc de l’intro. Punis.

Ecrire, ce n’est que le début. Parce qu’on écrit pour être lu. Et pour être lu, il faut communiquer. Et comme Mark Zuckerberg et Jack Dorsey ont un peu squatté le web ces dernières années (je ne parle pas de Google parce que Google c’est pas un squatteur mais plutôt un proprio), la communication a pris ce nouveau nom : social(e).

Le web social, c’est Facebook, Twitter, Google+ et probablement plein d’autres joujoux du même type mais beaucoup plus confidentiels (je ne parle pas de LinkedIn, YouTube, Pinterest et Instagram parce que je suis faignant). Et communiquer sur ces medias, c’est à la fois une vraie aventure nouvelle pour tout le monde, et un moyen extraordinaire pour diffuser des infos, du teasing, du buzz, des liens. Bref, tout ce qui rend fou le gros animal velu noir et blanc susmentionné (c’est codé : trouvez pas qu’on se croirait sur un site chinois ?).

Pas de web social, pas de chocolat !

Pas de web social, pas de chocolatVotre contenu sublime ne va pas décoller de votre page. Il sera probablement encensé par votre maman, mais pour la gloire et le référencement, faudra attendre longtemps.

Alors, retroussez vos manches et allez tapoter sur Facebook, Twitter et Google+. Je sais, c’est pas facile. Faut se faire des amis, des fans, des followers, élargir ses cercles, y’a tout un vocabulaire abscons à comprendre, et la marche pour y entrer à l’air vraiment haute.

Vous savez quoi. Vous avez raison. Moi, je trouve ça super compliqué et difficile le web social sous son petit air « on est ouvert à tout le monde, venez chez moi ». Alors, voilà. C’est là où le machin qui était sous le lapin qui s’est fait bouffé par le panda se révèle dans toute sa splendeur.

Oh, un community manager ! Justement j’en cherchais un !

Ne faites pas vous-même (mal) ce que vous pouvez faire faire à un community manager

Community manager à la coolCes petites bêtes (là je parle des community managers) sont vraiment très fortes. Elles passent plein de temps à ne rien faire en se prélassant sur les réseaux sociaux, pour raconter des histoires courtes pas forcément intéressantes, mais souvent drôles quand même, et piquer le bon contenu des autres. Et tout ça généralement pour vendre des choux, des carottes, une assurance auto pas cher, ou un comparateur mutuelle santé… Génial, c’est exactement ça dont vous avez besoin !

Et oui, comme pour les chargés de relations presse d’antan (ceux du contenu de mamie), le community manager, est un artisan avec des outils bien à lui. Alors, pour bien le faire, il faut un pro. Faites-le vous-même, vous vous rendrez vite compte.

Le community manager est votre nouveau référenceur. C’est lui qui tient les clés pour que les contenus de qualité s’envolent dans les SERP. Et le graal, c’est bien sûr d’avoir un très bon rédacteur avec un community manager. Les qualités requises ne sont malheureusement pas faciles à réunir en une seule personne…

Distinctions élémentaires entre Facebook, Twitter et Google+

Un community manager est capable d’aborder chaque réseau social avec un approche différenciée. Car, il ne faudrait pas croire qu’on dialogue sur chacune de ses plateformes de manière uniforme. Pas du tout !

Distinguons donc :

  • Facebook pour jouer : initialement à vocation « amicale », il en a gardé le goût, même pour les pages professionnelles. Alors, les interactions ont plutôt intérêt à conserver un côté ludique. D’où la prolifération des jeux et des visuels ;
  • Twitter pour influencer : principale contrainte du lieu, les 140 caractères. Et brièveté signifie ici pertinence. Donc, crédibilité, utilité, humour. Bref vous devez devenir pertinent. Et devenir pertinent, c’est gagner de l’influence ;
  • Google+ pour l’avenir : dernier né des gros réseaux, il se cherche encore un peu, et son utilisation (je ne parle pas du nombre d’utilisateurs, mais de l’intensité de la participation) reste encore relativement confidentielle. Difficile donc de le catégoriser pour le moment. Mais plus tôt vous y êtes, mieux ce sera si jamais il prend réellement son envol.

Ce n’est que la surface de l’iceberg bien entendu, mais ça vous donne un avant-goût des subtilités à manipuler lorsqu’on recherche une utilisation optimale de chacun de ces réseaux sociaux.

Alors, vous voyez mieux le community manager maintenant ?

Community manager maître du web

 

Pour terminer sur la conquête du web, je résume :

  • Le contenu est récemment devenu le centre du web (quand j’écris web, il faut lire « référencement ») ;
  • Le web social s’est transformé en cyclotron à particules pour contenu : la meilleure façon pour le diffuser le plus rapidement et le plus largement possible ;
  • Les cyclotrons, comme tous les physiciens le savent, c’est très compliqué ;
  • Les nouveaux savants qui s’amusent avec ces gros jouets s’appellent des community managers ;
  • Mettez-vous à la physique rapidement !

Si l’article vous a intéressé, postez un commentaire (même très court) : cela permettra à cet article de rejoindre la catégorie « Populaires » sur ce site…

Au plaisir de lire ce que vous en pensez…

 

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L'auteur

Mathieu Morio

Entrepreneur web dans le domaine survolté de la comparaison de produits en assurance et finance. Des secteurs dur à référencer, à la pointe des dernières innovations, et ultra-concurrentiels : que du bonheur pour faire du marketing Internet qui dépote ! Rédacteur parce que le partage fait partie des grands plaisirs de la vie.

 


66 Commentaires

  1. Excellent article! J’aime beaucoup la prose ainsi que le contenu. Bien entendu tout est histoire de contenu :)
    Pour Google Plus, ce réseau aura effectivement de l’avenir et à l’heure actuelle, je dirais qu’il est surtout très orienté « pro » et très peu grand public (moins que FB et Twitter).

    • Merci Maxime ! Je suis d’accord avec toi sur Google+. Même si je trouve ça un peu bizarre, parce qu’il n’y a pas de raison particulière pour que ce réseau soit davantage marqué « pro » que Facebook.

  2. Comment s’occuper efficacement de son community management en 5mn par jour.

    la méthode :

    Vous ne pouvez pas outsourcer votre expertise pour répondre à des commentaires de forum ou écrire des articles de Blog car c’est vous qui êtes l’expert dans votre domaine. Mais vous n’avez pas le temps de passer vos journées à vous occuper de votre community management.

    Alors, voici comment gérer votre community management en 5mn/jour en ciblant votre audience.

    1) Choisissez 5 forums dans votre niche
    2) Choisissez des sujets de votre domaine d’expertise
    3) Outsourcez la recherche de 4 à 8 discussions par jour dans ces forums à une assistante.
    4) L’assistante vous envoi les discussions qu’elle a sélectionnées dans votre boite mail.
    5) Choisissez 3 ou 4 sujets de discussion et commentez les en apportant vos conseils d’expert.
    6) Outil : utiliser Quicktime Fire pour enregistrer vos commentaires en vocale.
    7) Envoyer l’enregistrement de vos commentaires à votre assistante qui les retranscriras en réponses aux questions posées dans les forums. Avec le temps, votre assistante comprendra de mieux en mieux votre domaine d’expertise et saura sélectionner les commentaires de forum qui correspondent au mieux à votre expertise.

    ALLER PLUS LOIN.

    1) Faites partager les commentaires dans des réseaux sociaux ciblés par votre assistante.
    2) Ecrivez ou dictez dans Quicktime Fire un court article de blog.
    3) Faites écrire l’article par votre assistante qui le posteras sur le blog de l’entreprise ou une plateforme de blogging comme postereus.com ou overblog par exemple
    4) Faites partager votre article de Blog sur des réseaux sociaux ciblés par votre assistante qui, du coup, deviens votre community manager.

    Conclusion : Au fur et à mesure, vous et votre assistante seront de mieux en mieux rodés pour construire une image de leader d’opinion dans votre industrie.

    Conseil : Allouez-vous les services d’un community manager professionnel qui saura développer efficacement votre présence dans les réseaux sociaux pour augmenter votre popularité et votre notoriété.

    Voici la méthode (attention Pete WILLIAMS parles vite et c’est en anglais).

    Voir la vidéo de cet article :

    http://www.noblesamurai.com/blog/seo-news/is-this-the-%E2%80%98new%E2%80%99-seo-3320/

    @+

    • heureusement, il y a aussi des hommes qui sont des assistants…(-:

    • Cette méthode est intéressante si on pense que le plus difficile et chronophage est l’identification des discussions et l’écriture (plutôt que la dictée orale).

      Pour moi, c’est surtout la réponse elle-même qui prend du temps (si on veut qu’elle soit de qualité). Peu importe qu’elle soit orale ou écrite…

  3. Mais comment peut faire une TPE/PME face à des réseaux sociaux qui ne cessent de naître ?
    Le coût en webmarketing, sous-traité ou non, devient élevé et le retour sur investissement très incertain.
    Plus le webmarketing se développe, plus j’ai envie de faire une bonne vieille campagne mailing papier.
    Je pense qu’il faut bien étudier son secteur d’activité et considérer la taille et les moyens de l’entreprise.

    • Ok, quand on est petit, il faut choisir. Mais c’est pareil dans les grandes boîtes avec plein de budgets différents à arbitrer.

      Une solution dans les 2 cas : avoir envie ! et donc choisir un ou deux réseaux sur lesquels on se sent suffisamment à l’aise pour démarrer.

  4. Bonjour,

    L’article est vraiment intéressant et je suis d’accord sur l’ensemble des arguments. J’ai bien aimé ce passage « Le community manager est votre nouveau référenceur » plein de bon sens d’autant que beaucoup de référenceurs risquent de se tourner vers les réseaux sociaux pour assurer la visibilité d’un site Web ou d’une entreprise.

    • Merci Lionel ! Tout à fait d’accord avec vous pour les référenceurs

  5. Merci pour cet article.
    Dommage que le monde des forums ait été écarté … Pourtant pour du gros contenu et une interraction interressante, il n’y a rien de mieux qu’une plateforme conversationnelle à mon sens ,ce qui , on doit bien se rendre à l’évidence, fait défaut à Facebook et Twitter:(
    Le marketing participatif est en plein essor : à méditer …

  6. 295 RT, 6 commentaires. Le community manager a aimé le contenu l’a partagé mais peu ont pris la peine d’en créer pour te remercier. Super article au ton délirant Mathieu.

  7. Article très intéressant. A retweeter et partager de partout ;) C’est vrai qu’il y a peu de commentaires comparé au RT…
    J’aime en tout cas cette vision du métier de référenceur qui doit embrasser le métier de CM. Ca change de la vision souvent trop étriquée de certains SEO qui se morfondent après que Google ait cassé leurs petits plans, ou mis à terre leur business.

  8. @Lionel & @Htitipi : et le plus sympa pour les référenceurs, c’est qu’ils vont pouvoir apprendre des nouveaux trucs dans le social

    @Valérie : je suis moins familier des forums. Mais est-ce que le niveau de qualité des contenus y est suffisant ?

    @JustSearch : merci. C’est vrai, je suis complètement dingue !

  9. Je me permet de revenir sur ce passage :
    « Le community manager est votre nouveau référenceur. C’est lui qui tient les clés pour que les contenus de qualité s’envolent dans les SERP.  »

    Alors la j’ai un peu envie de hurler : Erreur !

    Soyons clair :
    – OUI le SMO (le job du community manager si vous préférez) est essentiel aujourd’hui à une stratégie complète de webmarketing.
    – OUI le SMO requiert une expertise et ce n’est pas Monsieur X expert en brique de chèvre qui va savoir en 5 minutes comment s’en occuper.

    mais :
    – NON le social ne suffit pas à grimper dans les résultats de recherche (de nombreux tests le démontre !)
    – NON le SEO & le SMO ne sont pas opposés. Ils ne s’excluent pas l’un l’autre au contraire : Une bonne stratégie SEO (contenu + linking notamment) couplé avec du SMO est la clef de résultats rentables & efficace.

    Bref, par pitié arrêtez de croire que le social sonne le glas du SEO, ayant moi-même un pied dans les deux mondes (j’ai géré aussi bien des sites sur des stratégies 100% SMO, 100% SMO et des mixtes) cela me désolé à chaque fois que je vois un article fais pour promouvoir l’utilité d’une profession au détriment de l’autre…

    • Merci. Je partage cet avis.

  10. Faut arrêter de mettre le SMO sur un piédestal.

    Oui c’est important mais ce ne l’est pas plus qu’un contenu bien référencé.

    Le Web se socialise mais cela reste le Web.

  11. Toujours cette même gueguerre SEO/SMO

    Un peu comme si je demandais si ce sont les roues ou les pédales qui font que le vélo avance.

    Il serait temps de comprendre que c’est l’association des deux qui fait l’efficacité, non ?

    A ce sujet, mes propres tests démontrent que le SMO est un très bon complément du SEO, mais il ne se suffit pas à lui seul.

    Et que dire de l’ergonomie ?
    Le simple fait d’agrandir le champ de commentaires tout riquiqui ici ferait sans doute gagner pas mal pour obtenir des coms plus conséquents.

    Et d’ailleurs, lorsque l’on regarde l’écart entre le nombre de tweets et les commentaires de cet articles, je perçois moi aussi un décalage probant. Que proposes-tu pour renforcer l’interactivité ?

    Sinon, j’avoue que j’aime bien la forme de ton contenu même si je n’adhère pas totalement au fond, ce sera un plaisir de te relire.

    • Hello AxeNet,

      Effectivement le champ pourrait être agrandi pour privilégier les commentaires longs. Je vais avoir avec notre développeur :) Après je ne pense pas que cela soit rédhibitoire, si la personne a envie de laisser un commentaire le champ est assez grand pour la plupart des commentaires. Pour des commentaires plus ambitieux comme les tiens, une fois que tu as commencé, même si le champ est restreint, tu ne vas pas t’arrêter en cours de route :)

      Les commentaires sur les blogs diminuent depuis l’arrivée des réseaux sociaux, ce n’est pas nouveau. Les personnes préfèrent partager leur point de vue sur Facebook ou Twitter et ne vont pas forcément commenter sur leur réseau social et commenter ici.

      Dans l’ensemble on est plutôt bien récompensé par nos lecteurs puisque les personnes continuent de commenter sur nos articles :) Merci d’ailleurs pour cette belle participation.

      Passes une bonne journée.

  12. Bon article!

    Il possède d’ailleurs deux points importants du « vrai bon contenu qui tache™ » : du style et de la fluidité. Des points qu’on oublie trop souvent.

    Car c’est bien beau créer le top de la qualité, le 0,01% nec plus ultra du web… Si la forme est chiante et qu’elle ne donne pas le goût de lire, c’est peine perdue.

    • Vous venez de réaliser un de mes rêves : créer un TM sur une phrase d’article !

  13. Je continue à croire que les SMO et les SEO se complément. cette petite guerre fratricide n’a pas lieux d’être. Dans l’avenir les deux fonctions vont devenir une seule je crois. faire d’un SEO un SMO est beaucoup plus facile que de faire d’un SMO un SEO. Pour l’instant les deux fonction sont distinctes et avec Google et ses algorithmes qui changent tout les 2 minutes les SEO n’a pas dit son dernier mots.

    • Make love, not war ! Je pense que le SEO est très important. Mais il va sérieusement évoluer. C’est mon principal point.

    • Le bon seo se doit d’être un bon community manager un bon dev et faire beaucoup de veille quotidiennement. Le seo évolue et il continuera d’évolué car le web évolue aussi. Nous sommes actuellement dans une évolution du web qui vire vers les réseaux sociaux donc le SEO devra jouer avec le SMO fatalement.

  14. Comme plusieurs le soulignent, l’impact du SMO sur le positionnement d’un site dans les résultats de recherche reste encore relativement limité. Par ailleurs, je vois d’avantage le community management comme un vecteur de fidélisation client, plus que d’acquisition.

    • Le SMO pour la fidélisation, c’est la base. Mais pour lui faire donner tout son potentiel, il faut le coupler à une campagne de production d’un contenu remarquable et l’utiliser comme un outil de diffusion agressif !

  15. Vu les coups de boutoir que Google est en train de mettre au netlinking, on peut se demander en effet ce que sera l’avenir du référencement. Comme le dit sylvain d’AxeNet tout ne sera pas social non plus. Quelque soit le support, c’est la pertinence et aussi l’indice de confiance que Google évalue.

  16. Plusieurs retours sur la balance à adoptée entre social et référencement pur et dur… N’exagérons pas, il n’y a pas de guerre entre les deux. Mais il me paraît important de souligner qu’en dépit d’un impact direct encore flou, le social marketing prend une place très forte. Et si on prend en compte les évolutions des algo Google sur les contenus, c’est encore plus vrai !

  17. Je suis entièrement d’accord avec tout ce qui se dit en commentaire.

    Il ne faut pas comparer ce qui n’est pas comparable, pourquoi continuer de faire des rapprochements entre deux métiers totalement différents?

    La finalité du SEO et celle du SMO ne sont pas les mêmes, pour l’un, il s’agit de l’optimisation de son site dans un but de visibilité sur les moteurs de recherche alors que pour l’autre, l’important est d’acquérir une communauté qualifiée sur les pages sociales afin d’interagir en direct et de fidéliser son audience avec du contenu pertinent. On ne va pas comparer un cordonnier et un coiffeur, il en va de même pour le SEO/SMO. Ces deux métiers ont de l’avenir et sont donc complémentaires.

    En revanche, comme le dit cet article, que l’on fasse du SEO ou du SMO, le contenu est le maître mot aujourd’hui. Si Google en a fait son cheval de bataille pour son nouvel algorithme de traitement, il faut voir dans ce phénomène qu’enfin on se met dans la peau de l’internaute et que celui-ci est toujours plus critique et informé. Il attend donc un contenu propre et de qualité, plutôt qu’un ersatz de contenu ou un duplicata dont il n’aura cure. La culture du buzz (vidéo, photo, article) sera toujours présente mais sa durée de vie est très faible malgré un très fort impact potentiel à court terme.

    Mieux vaut être un coureur de fond qui tient une cadence propre et régulière qu’un sprinteur qui s’essouffle et perd ses moyens. :)

    • Ce n’est pas totalement juste de dire que le social et le SEO n’ont rien à voir, qu’ils ne sont pas comparables.

      Je pense à l’inverse que les deux vont devoir se marier bien plus intimement pour rester efficace. Faire du SEO sans SMO sera bientôt largement sous-optimal. Et les sites qui se borneront à cette vision mur de Berlin risqueront de se faire vite manger par les sites qui se seront adaptés au nouveau paradigme.

    • Bien entendu, je ne dis pas qu’il faut omettre le SMO et qu’il prendra de plus en plus d’importance au cours du temps. Les deux techniques doivent être travaillées et ne pas être négligées.

      A terme si le web se socialise encore plus, les tendances s’inverseront peut-être. Plus de SMO et moins de SEO pur et dur, l’échange et le relationnel avec ses fans/clients/prospects devenant le maître mot du web! Mais ça, ce sera si les mentalités changent, que les internautes préfèrent consulter une page sociale d’une marque plutôt que passer par son site web.

  18. Au même titre que l’on scandait haut et fort que l’email marketing était has been il y quelques temps, on peut lire aujourd’hui sur certains canards la mort annoncée du SEO au profit du SMO. Je pense que l’on s’accorde tous pour dire qu’une bonne stratégie webmarketing est celle qui s’adapte au besoin de l’annonceur et que le contenu est roi. En tout cas, un bel article Matthieu, qui donne plaisir à lire et j’attends les prochains avec impatience.

    • Merci Clément. Je pense rédiger un article sur l’optimisation des taux de transformation bientôt…

      Ca vous intéresse ?

  19. Merci pour cet article bien drôle, bien intéressant, qui devrait être affiché dans nombre de boîtes qui considèrent leurs CM comme des chef de projets web, bons à faire gonfler les devis grâce à la caution « sociale » qui fait temps rêver… et vendre!

    Mon passage préféré?
    « Le community manager est votre nouveau référenceur. C’est lui qui tient les clés pour que les contenus de qualité s’envolent dans les SERP. Et le graal, c’est bien sûr d’avoir un très bon rédacteur avec un community manager. Les qualités requises ne sont malheureusement pas faciles à réunir en une seule personne… »
    OUI OUI et encore OUI! Le graal? NON! J’en suis bien moi! ^^

    • Ou alors inversement, le CM devrait être un vrai chef de projet et intervenir comme tel sur la diffusion de contenus conçus comme des projets individuels spécifiques.

  20. Un petit commentaire parce que j’ai bien ricaner en lisant votre article et que ça nourrira un peu le panda. Je sens qu’il a faim là, non pas vous ?

  21. Très bon article ! Mais de nombreuses thématiques sont vraiment bloquées en terme de SMO. Qui va Tweeter « Je vient de faire un rachat de crédit sur http://www.jesuisruiné.com !! Trop cool !! » ?
    Et monter une communauté autour. Pas évident….non?

    • Il est pourtant possible de créer un lieu d’échange sur des sujets plutôt « graves » : en témoignent par exemple plusieurs sites d’échanges sur les maladies (souvent lourdes) entre patients et médecins : entrepatients, carenity, touspatients, ou encore bepatient…

    • Cela marche plutôt bien avec une communauté issue de forum ou les gens sont plus ou moins anonymes. Nous somme tous un peut pudique sur des thèmes graves qui peuvent nous toucher. Même si arrivé à faire aimer une page facebook ou suivre un compte twitter peut être réalisable, la faire vivre avec des témoignages sur ces fameux sujets plutôt graves devient bien plus complexe.

    • Ok, y’a plus facile j’admets

  22. Très bon article assez délirant sur un sujet intéressant. Il y a -t- il des formations pour devenir community manager ?

  23. La lecture de cet article et des rappels des différents réseaux sociaux me donne une idée…

    Sur Facebook, il est possible, grâce à des applications, d’indiquer à ses amis ce que l’on écoute (« Jeff a écouté Annie Cordy sur Spotify »), ce que l’on lit (« Jeff a lu « How to be a good hipster » sur le Washington Post) ou même combien de kilomètres on a couru (Jeff a parcouru 0.3 km et a gagné le badge « limace »).

    Sur Foursquare, on peut faire un ckeck-in à tous les endroits cools que l’on visite dans la vraie vie.

    Ok… et si on mélangeait les deux ?
    Hein ? Qu’est-ce qu’il raconte ?
    Simple : un Foursquare du virtuel… on fait un check-in pour tous les endroits cools (ou débiles) que l’on visite sur Internet.
    Un sorte de del.icio.us qui serait vraiment passé du côté du réseau social (avec la possibilité de discuter en direct avec des personnes qui visitent le même site que soi, par exemple).

    Hé, les gens, ça existe déjà, ça ?
    « Oui, tu réinventes l’eau chaude » (ok, je vais me faire un thé).
    « Non, mais c’est peut-être parce que ça n’a aucun intérêt, hein ? » (bigre, je crois que c’est l’heure de ma sieste, là)
    « Non et… mais… Vite ! Qu’on m’amène un développeur et un community manager ! » (mais allez-y ! Cette idée est libre de droit… Pensez juste à faire un lien vers ce commentaire quand vous raconterez votre success story !)

    • Whaou, là y’ a du jus de cerveau ! Ca a l’air intéressant comme idée. Une sorte de Scoop-it mais avec du social dedans. Et vous seriez partant pour parrainer un projet sur ce thème?

  24. Moi je dis … vive le marketing !
    et bonne continuation

    • Merci !

    • LE marketing est vraiment un métier super intéressent mais très dure voir impossible de l’apprendre seul comme pour le seo.

  25. Trés bon article, merci. Le Béotien que je suis a beaucoup appris. Et je me console désormais en me disant que ceux qui ont des centaines ou des milliers d’abonnés de plus que moi sur Twitter font forcement appel à un community manager professionnel.

    • Ou alors ils sont eux-mêmes de bons community managers, qui sait ?

  26. Un panda et un lapin qui se noient dans une flaque de chocolat… Mmmmh, ça laisse songeur…
    Merci pour cet article à la fois instructif et humoristique !

    • Google nous oblige parfois à de drôles de rapprochements… Merci Laure

  27. CM POWER !!!!!!!!!!!

    • La conquête est au bout de vos doigts !

  28. Toutes les « stars » font appel à un community manager j’ai comme exemple les joueurs de foot. Lorsqu’ils sont sur le terrain arrive à tweeter en même temps… Trop fort les gars :)
    Bon j’avoue, pas tous car on a comme exemple ceux qui font des boulettes avec leurs tweets…

    • Et oui, certaines « stars » n’ont pas besoin de leçon. La plus grande d’entre elles : Valérie T.

    • C’est exactement à elle que je pensé :)

  29. Super article!! Votre plume est vraiment superbe ! A quand le prochain article?

    • Et bien puisque vous demandez, c’est pour lundi !

  30. Bon résumé !

  31. Un sujet très intéressant !

  32. Sur le titre de l’article, articles exceptés, 3 mots français et 3 mots anglais, ou globish.
    L’anglais a conquis le monde comme le latin avait conquis l’Europe il y a quelques siècles.

    L’histoire s’accélérant je me demande s’il ne serait pas temps de se mettre au chinois et de suivre de près le développement de Baidu.

    • Ah, si seulement je savais parler chinois, j’en aurais bien mis un peu dans mon titre vous savez

  33. Sympa l’article ;-) Trés agréable à lire et trés compréhensible. J’aime beaucoup le ton employé… C’est ce genre de contenu qui intéresse le Panda !

  34. Votre article est très intéressant et riche en contenu!
    Pour ma part, je vais porter mon commentaire sur le community manager
    qui est l’un des métiers émergeant du web. On peut dire que le panda a
    bien créer des métiers, n’est-ce pas?

  35. Pourquoi alors le community manager est un stagiaire à l’heure actuelle ? je suis en plein dans l’apprentissage du métier de blogueuse professionnelle et j’ai souvent l’impression d’être prises pour une « rigolote » :) ?
    J’ai d’ailleurs rédigé un guide gratuit à ce propos en m’inspirant des sites américains dans http://www.travelplugin.com/guide-gratuit/. Les français sont-ils si en retard ? (ou les Américains vraiment en avance ?)

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