Community management — 09 juillet 2012 — 5 commentaires
Médias classiques et réseaux sociaux : au service d’une communication politique

De nos jours, plus une campagne électorale n’a lieu sans qu’un candidat ne se déclare via un blog, Twitter, Facebook… Professionnels de la communication, et du webmarketing sont sollicités pour travailler l’image et l’e-réputation du candidat. L’approche web a-t-elle plus d’impact qu’une approche par les médias classiques en communication politique?

Réseaux sociaux et stratégie webmarketing : les outils efficaces pour créer un buzz dès l’annonce du candidat

 A l’échéance d’un rendez-vous électoral, les équipes de communication sont en alerte. Manœuvres d’accroche, stratégies marketing et webmarketing sont pensées pour « captiver dès l’annonce du futur candidat ». Ici, pas question de fidéliser l’internaute « peut-être plus tard ! », l’idée première consiste à préparer le terrain de la campagne. L’exemple nous vient des Etats Unis en 2007 avec cet usage pertinent des réseaux sociaux lors de la campagne du candidat Barack Obama. E-campagne réussie, car le candidat devint « 21 mois plus tard » le 44eme président du pays de l’Oncle Sam.

L’annonce de la candidature est un moment clé. Sa mise en scène constitue une carte à jouer, elle permet de « capter  l’attention de l’internaute et d’en faire un potentiel électeur le jour du scrutin à venir ». En un mot, faire d’une pierre deux ou plusieurs coups. Comme le lancement d’un produit, d’une marque, d’un feuilleton télévisé ou d’un réseau social, des stratégies d’accroche sont planifiées aux fins d’une large diffusion et d’une visibilité optimale du candidat déclaré. Sont alors essentiels :

  • Le choix du réseau social ou du blog pour l’annonce du candidat:

Ce choix ne s’improvise pas. Il tient compte de la préférence des internautes d’un réseau social par rapport à un autre et prend en compte les fenêtres d’opportunité en termes de visibilité, de relais de l’information et de la rapidité à la diffuser en plusieurs signes ou langues. Quel réseau social ou blog privilégié au détriment de l’autre ? Mieux, pour optimiser la visibilité du candidat, des stratégies combinées sur plusieurs réseaux peuvent être mises en œuvre : Twiter et/ou Facebook…

  • L’horaire et le jour de passage de l’annonce

La diffusion de l’annonce du candidat obéit à un chronogramme. Quoi que l’on puisse dire, faire son annonce un samedi, un dimanche ou un autre jour de la semaine a toute son importance. Ainsi, l’information peut « faire la une » de la soirée, et le « tour du monde » en quelques clics, tweets, retweets ou likes… et occuper une place essentielle de l’actualité le jour même et /ou  les jours suivants.

Associer médias classiques aux nouveaux médias : pour une communication politique optimale

Ici, il est question d’adapter la communication du candidat à son environnement.  Or, cet environnement aujourd’hui, en plus d’une approche par les médias classiques, se doit d’y intégrer les réseaux sociaux. Préférer l’une au détriment de l’autre peut réduire la visibilité et la diffusion de l’information. Alors, associer les deux approches est plus prudent. Surtout que l’on a tout à y gagner : être visible.

  • Samedi dernier encore, l’ancien premier ministre François Fillon, après une interview exclusive accordée au JDD et censée faire la UNE du journal le dimanche, prend tout le monde de court en annonçant sa candidature à la présidence de l’UMP via Twitter. Du fax au tweet peut-on lire dans un article du blog du Figaro. La communication politique s’arrime au progrès technologique. Cependant, l’importance des médias classiques demeure réelle.
  • Quelques mois plus tôt, c’était le président Nicolas Sarkozy qui annonçait sa candidature à l’élection présidentielle non pas sur les réseaux sociaux mais au 20h de TF1. Les médias classiques ou traditionnels « quoi que l’on puisse dire » occupent toujours une place de choix dans la communication politique en termes d’audience. L’objectif reste d’être le plus visible possible et sur divers supports,  investir les espaces disponibles peut apparaitre déterminant « ou pas ! » pour la suite de la campagne. C’est dans cette perspective que le réseau social de micro-blogging, par delà la communication télévisée avait été mis à contribution pour une meilleure visibilité du candidat UMP.

La communication politique s’arrime de plus en plus au progrès technologique.

Et, associer les médias classiques dont le rôle fédérateur d’audience est essentiel. Si les réseaux sociaux sont reconnus pour leur important rôle en termes de visibilité et de diffusion, une « re-médiatisation » par les médias classiques est toujours utile pour créer un réel buzz.

D’où, une nécessaire interconnexion entre les médias classiques et les  réseaux sociaux pour « une meilleure visibilité ».

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L'auteur

Marcel Abanda

Après plus de 3 ans dans le domaine de la rédaction web spécialisé chez Siloas inc, Mondoblog, à l'Organisation internationale de la Francophonie comme assistant de projet et chargé de gestion et de rédaction de contenus web, je parfais mon expertise en communication web en tant que consultant. Pour moi, le web n'a pas de frontière, et il ne faut pas être super doué pour y travailler. En l'absence de projets, je blogue et rédige quelques articles. Ecrire sur le web, c'est avant tout exister...

 


5 Commentaires

  1. Salut,
    Vivement qu’on puisse choisir son président en « likant » sa page facebook! ^^
    Non je plaisantes bien sur mais c’est vrai que les réseaux sociaux ont pris vraiment beaucoup d’importance dans la vie politique et désormais tous les hommes politiques (et femmes bien sur) ont tous un compte twitter (qui nous font hurler de rire parfois comme celui de N. Morano) 🙂

    • A l’ère du numérique et des réseaux sociaux, tout peut arriver…

  2. J’en connais qui feraient pas mal de compte dans ce cas !

  3. Je crois qu’Obama doit être le seul homme politique que je pourrais suivre sans trop de difficulté sur les réseaux sociaux, mais les autres impossible! Ah si j’oubliais Bush, je suis sur qu’on pourrait bien se marrer en lisant ses tweets 🙂

    • L’exemple américain est dans nos souvenirs. J’espère que la campagne actuelle nous permettra de constater que c’est toujours d’actualité…

      Merci et à bientôt

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