E-commerce — 02 juillet 2012 — Aucun commentaire
The Bold & the Beautiful’s success: entre communication multisupports et storytelling original

Cette année, le célèbre soap américain fête son 6000eme épisode sur certaines chaines européennes et ses 25 ans à la télévision. Quels sont les secrets d’une telle longévité ?  Aucun, si l’on part du fait que le feuilleton est un « produit ou un soap» comme les autres… 

« Top Models », « Amour, Gloire et Beauté » ou « the Bold & the Beautiful », selon la région où vous êtes s’appuie sur une communication multisupports qui, par-delà le concept original du soap basé sur les « familles » ou des relations entre personnages, semble porter ses fruits.

Le storytelling : un concept prolifique pour le célèbre soap américain

  • Le soap américain

A l’origine, le soap à l’américaine est un feuilleton quotidien. Généralement « diffusé » la journée, le storyline est principalement destiné aux ménagères américaines. Les premiers soaps opéra américains bénéficient du financement des compagnies de fabrication de savons et de lessives, « qui utilisaient les entractes pour leurs spots publicitaires ». D’où, peut être ce surnom « soap » ou « savon » en anglais, donné aux séries américaines. Depuis quelques années, le produit semble accrocher et intéresser un public beaucoup plus large…

Soap le plus regardé aux USA après les « feux de l’amour » ou « the Young and the Restless », the Bold & the Beautiful attire toujours autant de générations de téléspectateurs aux USA et bien au-delà. Pourtant, le feuilleton ne dure que 20 minutes, voire beaucoup moins !

Source : soap-passion

  • Un storytelling à l’américaine

Le concept des familles ou des « relations entre personnages » est sans cesse renouvelé et révélé à travers les générations qui se succèdent dans la série et dans l’équipe de producteurs. Selon la productrice Lee Bell dans un entretien accordé à Ciné Télé revue en 1990, le secret de la série réside dans la qualité du scénario : un « bon scénario » adapté à un public ciblé qui va bien au-delà des USA aujourd’hui. Entre un storytelling original qui s’adapte aux besoins et attentes du public et des séquences mouvementées, les histoires de mode, de glamour et affaires de familles entre les LOGANS, les FORRESTER, les SPENCERS…  gardent en haleine plusieurs générations de télélespecteurs et d’internautes en les fidélisant autour de ce produit original

La communication multisupports : le soap s’adapte à son environnement

Au commencement étaient la radio, la télévision, la presse… et le calendrier de la série.

Au-delà de la créativité originale des équipes de producteurs et du travail des acteurs, le succès de la série a été favorisé par les médias classiques. Au niveau de la radio, alors seul média à l’époque des premiers soaps, il faut dire que le storyline a dérogé aux traditions des soaps américains grâce à la télévision.

« Pour des producteurs comme mon mari et moi, l’important n’est pas seulement de fabriquer un bon produit, encore faut-il qu’il soit bien mis en valeur par la chaîne de télévision qui le diffuse. Alors, on peut vraiment s’intéresser aux réactions des téléspectateurs.»  affirme Lee Bell. L’essentiel réside dans la communication autour du produit, la stratégie de diffusion et la réaction du public cible.

Depuis le premier épisode diffusé sur les antennes de la CBS le 27 mars 1987, plusieurs chaines de télévision (RTL9, Antenne 2 puis France 2, TF1, RTBF, TVA …) ont pris le relai en propulsant la série hors des USA, notamment en France, en Suisse, en Belgique, au Québec et dans bien d’autres régions du monde.  Les journaux et la presse magazine ne sont pas en reste pour mettre en valeur l’image du feuilleton et de ses acteurs. Ainsi, pour atteindre ses cibles et les diversifier, tout en les fidélisant, la stratégie des équipes de la série s’appuie sur un calendrier original. Le calendrier de la série obéit à plusieurs logiques :

  • Le public ne doit « jamais regarder » les mêmes épisodes « au même moment ». Quoi de plus normal d’ailleurs! « Un horaire idéal et un temps de passage approprié» sont trouvés  en fonction des chaines pour entretenir le suspens autour de la diffusion des épisodes à travers le monde ;
  • Le public américain reste la cible principale « puisqu’il a une longueur d’avance » par rapport au public européen. Ainsi par exemple, alors que se célèbre le 6000eme épisode sur certaines chaines de télévision européennes, aux USA, la diffusion à la télévision est  autour des 6350emes épisodes ;
  • Le calendrier de la série s’appuie sur une stratégie qui associe les nouveaux médias et les réseaux sociaux.

Et maintenant, le numérique et les réseaux sociaux…

La technologie évolue et les équipes de la série en sont conscientes. Leur stratégie prend désormais en compte, tout en les associant, nouveaux médias et médias classiques. Le produit est ainsi adapté sur divers supports web et numériques susceptibles d’accrocher un très grand nombre d’internautes.

Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter), blogs, stratégie digitale, crossmédia – transmedia et multimédia (Youtube…) sont mis à contribution pour intéresser un public jeune. « Les enfants regardent ces shows parce que leurs parents les regardent régulièrement. Et, s’ils sont bien faits et qu’ils accrochent, l’enfant devenu adulte continuera à les regarder, en présence de ses propres enfants. Et ainsi de suite… »Je crois beaucoup à la fidélité des générations de mères, de filles et de petites-filles qui nous regardent », affirmait Lee Bell, il y’a quelques années.

En effet, aujourd’hui, ces générations ont en plus de la télévision ou de la radio, les nouveaux médias. Par conséquent, elles sont plus actives et peuvent

  • rencontrer  ou discuter avec  les acteurs ;
  • poster des commentaires ;
  • choisir le couple ou l’acteur du mois ;
  • suivre leur quotidien ;
  • s’offrir des coffrets de la série ;
  • liker, tweeter ou partager photos et vidéos des personnages ;
  • participer à des jeux sur la série… ;
  • mieux, elles ont même droit à des calendriers prévisionnels des différentes diffusions de la série dans le monde, des résumés des épisodes.

Tout est fait pour rattraper le coup et fidéliser l’internaute ou le téléspectateur. Et ça marche !

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L'auteur

Marcel Abanda

Après plus de 3 ans dans le domaine de la rédaction web spécialisé chez Siloas inc, Mondoblog, à l'Organisation internationale de la Francophonie comme assistant de projet et chargé de gestion et de rédaction de contenus web, je parfais mon expertise en communication web en tant que consultant. Pour moi, le web n'a pas de frontière, et il ne faut pas être super doué pour y travailler. En l'absence de projets, je blogue et rédige quelques articles. Ecrire sur le web, c'est avant tout exister...

 


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