E-commerce Facebook — 10 septembre 2010 — 2 commentaires
Facebook a-t-il transformé le consommateur en média ?

Plusieurs études ont montré que d’un côté il y a les adeptes des marques sur les réseaux sociaux (les CM, les planneurs stratégiques) qui sont intéressés par les opérations des marques et utilisent les réseaux avant tout comme un outil de veille. Et d’un autre côté ceux qui ont simplement envie de rester au courant des dernières nouvelles ou montrer à leurs amis les produits qu’ils soutiennent…

Deux raisons d’aimer sur Facebook.

Le rapport d’ ExactTarget « Subscribers, Fans and Followers » démontre que des utilisateurs de Facebook qui « aiment » les marques insistent sur le fait de vouloir montrer leur choix de marque à leurs amis eux-aussi adeptes de la marque alors qu’on ne retrouve pas le même engouement d’afficher sa préférence sur Twitter. Quoiqu’il en soit la première raison qui pousse réellement l’internaute à aimer ou non une marque reste l’avantage qu’il va pouvoir en tirer, en d’autres termes les remises et les promos que la marque va lui proposer. La seconde raison étant de vouloir rendre visible tout simplement son attachement à la marque.

Facebook : support du earned média.

Selon ExactTarget, une des principales raisons de ce désir est la nature de Facebook lui-même. Un profil Facebook, qui donne à voir les marques dont une personne est fan et qui est raccordé à d’autres intérêts comme la musique, les films et les livres, est un lieu d’expression de soi. La société a constaté qu’il était très important pour les utilisateurs d’afficher leurs marques préférées comme une partie de leur propre personnalité.

Le fait d’ « aimer » une marque serait aussi pour eux un moyen d’auto-promotion. Ils deviennent, alors  les ambassadeurs de la marque. Ils sont ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui les fruits du earned média.
Mais n’oublions pas que la principale raison pour laquelle on utilise Facebook aujourd’hui c’est avant tout pour parler de soi et partager sur soi.

Le consommateur comme un média.

Pour tous ceux qui cherchent à faire du push sur Facebook, il est nécessaire de rappeler que très vite celui-ci peut se transformer en spam (en désordonnant le fil d’actualité) avec pour principal conséquence le désabonnement de ses fans . Le rapport « Abonnés, Fans et adeptes » suggère que les campagnes poussées sur Facebook devraient plutôt chercher à aider le personnal branding, par exemple, en incitant les consommateurs à interagir ensemble.  La marque trouve alors son expression à travers la valorisation de la personne elle-même : le consommateur est donc bien devenu un média à part entière au même titre que le marque.

Source: emaketer.com

Articles similaires

Articles Recommandés



L'auteur

Nathalie Goulevant

A la suite d'une expérience de 2 ans en agence web à Montréal en tant que Chef de projet Pub + RP 2.0, je me passionne pour le web, ses enjeux, son impact dans notre société, sur les comportements. Le Web est pour moi une conversation. J'observe ce qui ce fait et ce défait. J'aime les phénomènes viraux, le participatif et la proximité qui font du web notre meilleur allié.

 


2 Commentaires

  1. Je trouve cette analyse de l’attitude des internautes par rapport aux marques sur Facebook très pertinente. En effet, le « consommateur », sur Facebook, aime une marque, d’abord, parce que celle-ci le valorise auprès de ses amis et de la communauté qui consulte son profil. Sa préférence réelle ne s’affiche que rarement mais s’il n’est pas fan de la marque en question et qu’il prétend l’être juste pour la notoriété, il risque d’être pris dans son propr jeu et de le devenir pour de vrai et là, ce n’est que du bénéfice pour la marque (et lui-même, pourquoi pas?). En même temps, celle-ci doit tenir compte de l’orientation de ses fans au lieu de chercher à les diriger dans une certaine optique qu’ils ne partageront peut-être pas tous et là, elle aura plus à perdre qu’à gagner. Alors oui, si les marques augmentent la popularité des internautes sur Facebook, celle-ci leur également profitable:c’est du gagnant-gagnant, en fait!

    • Bonjour et merci pour votre commentaire.
      Il est vrai que le bénéfice mutuel est sans aucun doute la base d’un échange pérenne. Puisqu’aujourd’hui on cherche à maintenir des relations sur le long terme entre les marques et leurs consommateurs, le bon sens laisse croire que chacun doit pouvoir en retirer quelque chose . Ce quelque chose deviendra à long terme le ciment de cette relation.:)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *