E-commerce — 02 août 2010 — 3 commentaires
Que va faire Google à l’industrie du tourisme ?

Avec l’achat de ITA, Google gagne un temps précieux dans la course à l’information. Par ce biais, le géant accède à l’information touristique, au monde fermé des tours opérateurs, compagnies aériennes ,fournisseurs de prestations liés au vol lui-même et autres acteurs du tourisme et pourrait la redistribuer, selon sa méthode. Comment cela peut il fonctionner ?

On a vu, et c’est toujours d’actualité, que sur certaines requêtes comme lorsqu’on tape le nom de 2 villes, souvent, le premier lien est celui des horaire de la SNCF. Avec l’algorithme de ITA Google pourrait bien présenter les mêmes informations mais avec les compagnies aériennes correspondant à cette liaison.

De plus, l’analyse du parcours pourrait indiquer quelle compagnie est le mieux placée, en termes d’horaires, de prix, de temps de parcours… L’algorithme serait également capable de mieux reconnaitre et lister les lignes (direct ou escale, low cost, régulière et charter…).

On peut également imaginer un onglet comme ceux apparus lors de la sortie de « Google Jazz » intitulé « voyage » pour avoir des informations spécifiques à ce thème, et dans ce cas, n’importe quel mot clé ou requête serait orienté tourisme.

Lorsque l’on voit fonctionner « bing travel » de Microsoft (qui n’est opérationnel qu’aux Etats Unis), on se rend compte que des nouveaux éléments voient le jour. Ils sont orientés clairement grand public, comme le meilleur moment pour acheter sont billet d’avion. Un aspect qualitatif important si on considère que le consommateur moyen n’a pas en permanence le nez sur son écran pour étudier les fluctuations.

En effet, les « prices predictions » permettent de savoir quand acheter sont billet. Google pourrait donc permettre facilement de spéculer sur les hausses ou baisses tarifaires des programmes de yield management, de hausses de taxes ou carburant en se basant sur la connaissance des états de vente des compagnies et/ou sur des statistiques, probabilités de consommation ainsi que le suivi des flux tarifaires. Ceci est valable autant sur les vols que sur les nuitées d’hôtel. On pourrait même pousser le vice et corréler ses infos avec celle des événements sportifs, culturels, touristiques…

Pour compléter le tableau de l’offre touristique selon Google, « Google maps » est déjà très bien implanté dans le paysage du net en terme de repérage, itinéraire, localisation alors pourquoi pas la visite d’un hôtel à la « Google Street View » ? Venez donc visiter LA chambre que vous aurez et constater la vue, l’équipement, la proximité des animations…

Google pourrait ainsi donner à un utilisateur lambda la même information qu’aux professionnels du tourisme ou du moins démocratiser des outils réservés aux pros ou aux personnes formées à tel ou tel logiciel.

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L'auteur

David Font

Passionné de voyage, j'ai eu l'occasion de vivre ou avoir des expériences professionnelles dans des régions du monde très différentes. C'est en Finlande, pays précurseur en nouvelle technologie, que j'ai découvert et appris les fondamentaux d'Internet. C'était en 2001, aujourd'hui, je travaille dans le tourisme, en web-marketing.

 


3 Commentaires

  1. La grande question que doivent se poser les grands voyagistes actuellement c’est : Combien je vais perdre avec ces innovations ?

  2. Je trouve que c’est super !!!
    Dans le temps on a eu l’Etiket , low cost, comparateurs, gros porteurs, on avance de plus en plus vite et on a besoin , de réponses rapides nous avons les outils pour, alors utilisons les….
    A cote de chez moi une agence de voyage d’ un grand centre commercial me sort un tarif a 20% plus cher que sur le net, sur la mêmes compagnie avec les mêmes type de billet. Et encore mieux (avec galileo) elle ne trouvait pas la compagnies qui est actuellement la plus grande flotte au monde, en tête de listing, Egyptair pour un cdg bkk avec escale au Caire .
    ou voyager avec, notre fameuse compagnie Françaises qui coute beaucoup d’argent ne paye pas toujours l’ADP, construisant des terminaux avec l’argent publique , embauchant des 9-3 afin d’ avoir des subventions et exonération TP et autres avantages, tout en majorants les billets au max que tous nos fonctionnaires bénéficies et qui coutent cher aux contribuables. tout en tirant sur les pates des compagnies concurrentielle rafraichissons notre mémoire air inter, Air litoral, Aom, Air lib, TAT, et d’autre……
    alors pas de favoritismes que le meilleur gagne et apprenons a consommer intelligemment et utilisons les outils qu’il faut.
    Christian

  3. Intéressant mais sans doute un peu réducteur sur la percée majeure de Google dans le tourisme 😉 je vous propose en complément la lecture de mon billet sur le même sujet : http://www.etourisme.info/article/1469/quelle-place-pour-les-organismes-officiels-de-tourisme-dans-l-ecosyteme-de-google

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