Best Of E-Publicité — 10 mars 2010 — 5 commentaires
Les 7 péchés du marketing

Réflexions issues du quotidien, de la théorie du marketing (trop souvent oubliée) et des expériences sur le terrain avec les clients…

1. Penser que vous êtes différent

  • Pour vous cela va marcher (même si les autres se sont déjà plantés sur le même concept).
  • Les règles ne s’appliquent pas à vous, vous pouvez fixer vos propres règles.
  • « Too big to fall », votre marque peut se permettre des erreurs, elle peut se relever de tout.
  • Ignorer les règles de l’ergonomie, du marketing, de la conversion, de l’expérience utilisateur etc.

2. Faire comme les autres

  • Faire « profil bas » : ne pas chercher à se différencier.
  • Si cela marche pour les autres cela marchera aussi pour vous.

3. Appliquer le Syndrome du plus commun dénominateur

  • Ne pas choquer, ne pas innover, correspondre au plus grand nombre.
  • Cherche à être un acteur généraliste ; Avoir peur du produit de niche.
  • « One size fit all » ; chercher à faire le produit qui va convenir à tous le monde.
  • Ne pas adapter sa communication aux différents canaux et cibles, par exemple aux médias sociaux.

4. Pas de vision long terme

  • Pas d’investissement long terme ; Surtout en période de crise : « ce n’est pas le bon moment »
  • On parle de « dépenses en communication » au lieu « d’investissements ».
  • On se contente de gérer le quotidien, on fait vite, on fixera les détails plus tard.
  • Ne pas oser être un précurseur.

5. Autisme Culturel

  • Voir sa marque depuis l’intérieur uniquement : ne pas connaitre ses consommateurs, ne pas engager le dialogue avec eux.
  • Penser que la vision de l’extérieur correspond à la vision de l’intérieur. Si les employés trouvent que le produit est bon, alors les consommateurs trouveront le produit bon également.
  • C’est le marché qui doit faire évoluer un produit ; pas les envies du directeur marketing (ou de sa femme !).
  • On ne met rien en place pour mesurer et objectiver les résultats. Il faut toujours des mesures quantitatives mais également qualitatives. (Web Analytics !)
  • Préférer gérer son déficit d’image plutôt que de (re)construire sa marque.

6. Schizophrénie de la marque

  • Vouloir être tout à la fois : une marque écologique et un sponsor de F1. Une marque de luxe mais bon marché quand même, une marque généraliste mais s’adresser aux spécialistes.
  • Chercher sans cesse à satisfaire les consommateurs qui veulent toujours plus mais en dépensant moins.

7. Fixation cosmétiques (lié au manque de vision)

  • Ne pas s’attaquer au fond du problème.
  • Corriger les symptômes et pas les causes du mal.
  • Appliquer un nouveau packaging quand les clients critiquent le produit.

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L'auteur

Geoffrey Laloux

Actif depuis 1998 dans le web (à l'époque on parlait encore de modems 2600 bps et de Bulletin Board System - les vieux comprendrons).J’ai toujours travaillé dans la « transformation digitale », d’abord dans la gestion de projet et l’intégration avec les systèmes IT, puis dans la consultance avec l’accent mis sur la communication et le marketing crossmedia.Plusieurs années dans les télécoms, puis de 2008 à 2014 comme gérant d’une agence de Marketing Stratégique (Agence Synaptic) avant de rejoindre le secteur des médias comme « MarCom Manager » d’une plateforme vidéo.En 2015 j’ai intégré le cabinet de consultants « Initio » (Groupe Square Management) ou je m’occupe de transformation digitale dans le secteur de la banque et de l’assurance.Je donne également des formations en stratégie marketing dans les entreprises et dans les Hautes Ecoles en Mar-Com.

 


5 Commentaires

  1. TRES TRES bon article…

    Quelques rappels de bon sens, mais pas vraiment dans la tête chez bien des managers…

    Merci

    PS: par contre c’est complètement nul de pas pouvoir le share sur FB!

  2. Il y a aussi ceux qui pensent être différent et qui font comme les autres.

  3. Merci je vais mettre vos – 7 péchés du marketing – sur mon blogue.

    Voir sa marque depuis l’intérieur uniquement : ne pas connaitre ses consommateurs, ne pas engager le dialogue avec eux.

    Penser que la vision de l’extérieur correspond à la vision de l’intérieur. Si les employés trouvent que le produit est bon, alors les consommateurs trouveront le produit bon également.

    C’est le marché qui doit faire évoluer un produit ; pas les envies du directeur marketing (ou de sa femme !).

    Pour moi il n’y a pas des pricipes… il n’y en a qu’un… satisfaire les clients avec lesquels je désire faire des affaires.

  4. Merci pour ce post qui me fait me sentir moins seule dans ce monde de brutes ! Pas toujours facile de faire comprendre à nos interlocuteurs que ce n’est pas parce que les autres font d’une façon que c’est LA vérité !

  5. Intégré également sur mon blog dans un billet « Comment me faire connaître », article excellent, merci!

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