Social Media — 03 mars 2010 — 4 commentaires
Faut-il une charte d’utilisation des médias sociaux en entreprise ?

Il y a quelques mois, une liste contenant plus de 80 exemples de chartes d’utilisation des médias sociaux en entreprise fut mise à disposition sur le web. L’objectif de ces chartes, est de recommander certaines actions et d’en déconseiller d’autres. Est-ce du formatage ? Nous avons vu défiler plusieurs articles sur les avantages, qu’en est-il des freins ? Une charte ne crée-t-elle pas une paralysie, une peur de prendre la parole au risque de sortir du cadre fixé ? …

Autoriser les collaborateurs à expérimenter et donc à faire des erreurs est un challenge important pour les organisations. Le but d’une charte est d’homogénéiser les comportements, de les réguler, de les normaliser.

Si l’on essaie de replacer l’humain au sein des stratégies de développement relationnel, de la flexibilité, de la spontanéité et une représentation de la diversité des personalités seraient essentielles (tout ceci dans une logique « People-to-People »).

Dans un contexte où justement, la contribution des collaborateurs importe de plus en plus sur les médias sociaux, libérer/fluidifier plutôt que cadrer semble plus efficace.

Plus loin encore, des conversations (retours d’expérience) entre collaborateurs paraissent plus « social » et conviviales qu’un document.

Ceci constitue aussi un avantage concurrentiel lorsqu’il s’agit d’attirer et de recruter des profils de collaborateurs actifs sur le web social, en démontrant le degré de liberté et l’ouverture du leadership. Qu’en pensez-vous ?

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L'auteur

Lilian Mahoukou

Passionné des nouvelles pratiques marketing, des médias sociaux et de l'élément humain dans la performance globale des entreprises, je souhaite aujourd'hui m'orienter vers les métiers du web. Mes activités web : veille active sur l'usage des médias sociaux, la production collaborative et l'actualité web et contributions aux blogs "A La Croisée Des Blogs" et « Doppelganger ».

 


4 Commentaires

  1. Pour ma part, et malgré mon côté vieux camembert, je serai moins coulant. Une charte de comportement n’est pas un cadre répressif, mais une zone où la liberté de chacun peut s’épanouir et où l’on peut pousser justement plus loin ses expérimentations et ses idées.

    Je prends comme exemple la netiquette. Quand celle-ci existait sur le web, il y a avait moins d’internaute. Mais ceux-ci étaient dans une certaine mesure auto-gérés en suivant une charte de valeurs. Et ceux qui outrepassaient ces valeurs, étaient bannis du système (il était beaucoup plus difficile d’avoir de multiples adresses e-mail). Cette netiquette est morte quand les marques ont commencé à faire la loi et multiplier les mauvaises pratiques, habituant ainsi les internautes à spammer, abuser, ne pas rtfm, etc.

    Autre exemple plus récent (10 ans quand même) avec les chartes d’utilisation de forums ou newsgroups. Grâce à une charte bien appliquée, vous pouvez transformer un rendez-vous de trolls et de publicitaires-spammeurs en véritable forum intelligent et auto-géré. Ce qui vous permet d’avoir plus de temps pour améliorer le dit-forum ou encore établir de nouveaux projets avec ses membres.

    Alors pourquoi en serait-il différemment pour les réseaux sociaux, qui sont souvent un rendez-vous de spammeurs, trolls et publicitaires malpolis ?

    Une charte permettrait justement de différencier les pubards malpolis des marketeux gentlemen.
    Pas inutile donc…

  2. Bonjour,

    Je te remercie pour ton retour. Je partage ton avis pour une charte suffisament souple et claire pour les réseaux sociaux, les forums, etc … pour justement éviter les spammeurs ou autres profils se rapprochant.

    Ce que j’ai mal communiqué (ma faute) est que cet article se focalise sur l’usage des médias sociaux au sein-même des organisations, en interne.

    Pour toi, quelles en seraient les accélérateurs et les freins?

  3. Bonjour Lilian,

    Je me pose justement la question actuellement et en cherchant des points de vue et des expérience, je suis tombé sur ton billet. Il date un peu maintenant mais reste toujours intéressant.

    L’intérêt de ton billet est d’obliger à réfléchir et prendre du recul par rapport à la pensée dominante actuelle. La question se pose toujours de savoir si une charte trop contraignante n’est pas un frein à la créativité et la liberté de parole(je pense que si)

    CEPENDANT, force est de constater que l’exemple d’Alten en décembre 2010 est venu changer la donne, les internautes ont tout de même besoin d’être informés sur les risque qu’ils encourent eux même ou font courir à leur société…

    Bien souvent les salariés laissent des messages négatifs sans réellement prendre conscience de l’impact de leur messages, sans comprendre que le web est un espace public. Résultat, ils peuvent être amené à se retrouver dans des situations qui peuvent devenir tragiques. Difficile de retrouver un emploi après une telle boulette…

    Aujourd’hui mettre en place une charte (focalisée sur l’essentiel) c’est aussi protéger les salariés et les citoyens de dérapages dangereux.

    A la prochaine.

    Mehdi Ben Tabet.

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