E-commerce — 07 janvier 2010 — Aucun commentaire
Salon virtuel : Arguments et doutes

Très bientôt, du 11 au 19 janvier 2010 exactement, aura lieu le 1er salon 3D interactif du tourisme et de l’événementiel, le lieu ?! … sur votre ordinateur !

C’est plutôt paradoxal de faire un salon du tourisme sans avoir à bouger de chez soi !! « 1001 salles » organise donc ce salon virtuel par l’intermédiaire de l’url www.3d-live-meeting.com

…alors quels arguments pour un salon on-line ?

Plus d’exposants et plus de visiteurs ?

Près de 300 exposants, donc non, pas forcément plus d’exposants. Le salon « Top résa » avait 380 stands en 2008 et 315 en 2009. Mais en effet, on ne manque pas de place sur la toile, encore faut il avoir l’infrastructure technique qui fasse fonctionner tout cela et du coté des exposants / visiteurs, un ordinateur capable de suivre. Par contre, pas de limite de capacité d’entrée du coté des visiteurs et pas de fil d’attente.

Moins cher !

Cette façon de procéder reviendra sans doute moins chère à tous puisque aucun stand réel n’est nécessaire, pas de brochure, de carte de visite, plus de mobilier non plus, reste la conception graphique, les graphistes vont avoir du travail !

Mais dans un premier temps, c’est un faux argument puisque ce seront les gros budgets qui prendront le risque de participer (liste des participants). Peut être qu’à l’ avenir, ce sera une opportunité pour les petits budgets.

D’un point de vue des charges salariales on peut penser qu’il y aura bien moins besoin de ressources (service d’accueil, sécurité, distribution de pub…).

Moins d’énergie consommée !

A l’heure actuelle, on peut aussi mettre en avant la diminution de consommation d’énergie et donc moins de répercutions sur l’environnement. Si on considère que la plupart des visiteurs prennent le train, la voiture, l’avion… pour s’y rendre, que les stands consomment 1,5 kW/h en moyenne, je vous laisse faire le calcul…

Plus de temps de visite !

Déjà parce que l’on n’aura pas besoin de sortir de chez soi pour y accéder et puis le site est ouvert 9 jours 24h/24h, les exposants seulement entre 9h et 18h.

…des points négatifs.

Moins chaleureux !

On va dans les salons pour rencontrer des prestataires ou des clients, pour faire du business en général, surtout dans un salon du tourisme qui est par essence un produit intangible.

Adieux les dégustations de cafés des iles, les danses brésiliennes auront beaucoup moins de charme à travers un écran…

Au niveau business, pas de contacts humains qui font tout le charme du métier de commercial. Dans un premier temps, la prise de contact pure et dure est privilégiée… rien de plus ! Sera t-on plus objectif par rapport au produit ? A qui va profiter cette façon de présenter les entreprises ? Le travail du commercial va-t-il être éclipsé par le concepteur graphique ?

Moins concret !

J’ai hâte de voir la performance technique, au delà du salon du tourisme et de l’événementiel, c’est l’événement qui prend le dessus sur le thème. Pour ma part, la forme va prendre le dessus sur le fond. En tout cas c’est l’apriori que j’ai…

Trop « Geek » ?!

Au delà de l’accessibilité physique, l’accessibilité numérique va être un frein. Les acteurs du tourisme et de l’événementiel ne sont pas forcément les mêmes qui sont sur les dernières technologies. Faire fonctionner l’ensemble et être réactif sur un pc et une webcam peut devenir un calvaire pour certain. J’imagine qu’un énorme travail a été réalisé sur l’ergonomie.

Alors, je n’ai jamais vu (vécu) de tel événement donc je manque certainement de recul par rapport aux salons virtuels par contre ce qui est indéniable c’est que l’accessibilité des visiteurs sera facilitée, lorsque les contraintes techniques seront surmontées par tous. Le salon est gratuit pour les visiteurs, ce qui est plutôt une bonne chose pour le développement du concept. Et vous ? y serez vous ?

Articles similaires

Articles Recommandés



L'auteur

David Font

Passionné de voyage, j'ai eu l'occasion de vivre ou avoir des expériences professionnelles dans des régions du monde très différentes. C'est en Finlande, pays précurseur en nouvelle technologie, que j'ai découvert et appris les fondamentaux d'Internet. C'était en 2001, aujourd'hui, je travaille dans le tourisme, en web-marketing.

 


0 Commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *