Social Media — 12 octobre 2009 — Aucun commentaire
[Traduction] Interview réalisée avec Rachel Happe, fondatrice du Community RoundTable

Aujourd’hui, le community management reçoit une attention particulière avec plusieurs tentatives de définition. La question du style de leadership et de la présence de cette même personne est également essentielle. A travers une interview E-volving, Rachel Happe a échangé quelques idées sur cette thématique …

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1. Les community managers doivent être (pro) actifs, s’investir dans de solides activités et il y a plusieurs manières de le faire. Le leadership est un challenge-clé. Vous avez précédemment écrit un article sur l’idée d’un leadership plus ouvert (où le community manager essaie de fédérer tout en laissant la parole aux membres les plus actifs). Quelle est l’idée derrière ce billet et quels sont les principaux avantages ?

Fédérer une communauté de cette manière consiste à encourager, à inspirer et à définir les frontières pour les membres, sans exactement leur dire ce qu’ils doivent faire. C’est une meilleure manière de s’appuyer sur la créativité d’une personne et de la responsabiliser dans ses contributions. Ainsi, cela débouche sur une plus grande productivité et un niveau de satisfaction supérieur. Cependant, pour arriver à ce stade, il faut de la patience, de la réflexion et de la modestie.

Ce n’est typiquement pas les points sur lesquels se basent les entreprises modernes lorsqu’il s’agit de monter leurs équipes dirigeantes. La capacité à prendre des décisions, le courage et la recherche de visibilité sont les qualités les plus souvent recherchées. Ainsi, ce style de leadership « ouvert » sera un challenge significatif; les leaders d’entreprise déterminant la culture de la société la plupart du temps. Il y a donc un travail culturel à effectuer avant que ces entreprises soient considérées comme « organisations sociales ».

2. Avez-vous des exemples de community managers ou de leaders, qui mettent en pratique ce style ?

L’un de mes exemples favoris, que j’utilise peut-être excessivement, est celui de Mark Yolton de SAP. Il comprend l’environnement des structures en réseau dans lequel SAP évolue et il utilise des modèles de communauté pour permettre à SAP de stratégiquement se renforcer. David Alston de Radian6 est également un exemple, il essaie de transformer le métier de marketeur en celui de community manager, un rôle tourné vers le don.

3. Comment décider sur quel style de leadership s’appuyer ?

Le style de leadership va de pair avec la stratégie de l’entreprise. Dans les affaires, où la relation avec les employés, les clients ou les partenaires compte (par exemple celles à forte marge), nous commencerons à voir plus de leaders avec une approche ouverte car c’est par dessus tout, le meilleur moyen de créer des relations durables, dans un contexte où l’information est très accessible et les clients ont davantage conscience de leurs choix. Les relations deviennent un point de différenciation stratégique.

Toutefois, si la structure de l’entreprise et sa stratégie sont tout d’abord orientées « efficacité », l’approche traditionnelle du leadership créera moins de frictions organisationnelles. Je crois, cependant, que ces sociétés vont être de plus en plus poussées vers des rôles transactionnels à faible marge sur leur marché.

4. Comment s’appuyer au maximum sur ce leadership « ouvert » ?

Cela suppose que vous ayez de vrais « suiveurs ». Ce que je veux dire par là, c’est que vous avez besoin d’avoir un noyau dur composé d’employés motivés et prêts à endosser des responsabilités et à être proactif. Les entreprises auront besoin de baser leur recrutement sur les valeurs et la passion, et d’observer les efforts de leurs employés. Ainsi, le recrutement de ces personnes qui prennent des initiatives sera plus concurrentiel et les sociétés se focaliseront moins sur l’expérience (car les compétences peuvent être acquises).

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L'auteur

Lilian Mahoukou

Passionné des nouvelles pratiques marketing, des médias sociaux et de l'élément humain dans la performance globale des entreprises, je souhaite aujourd'hui m'orienter vers les métiers du web. Mes activités web : veille active sur l'usage des médias sociaux, la production collaborative et l'actualité web et contributions aux blogs "A La Croisée Des Blogs" et « Doppelganger ».

 


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