Social Media — 06 février 2009 — 4 commentaires
Les femmes et les réseaux sociaux

Un premier constat s’impose : Les femmes sont plus actives sur les réseaux sociaux que les hommes. Nous allons essayer d’en connaître les raisons, d’analyser leurs présences et habitudes sur les réseaux. Puis nous dresserons un bilan des bonnes pratiques du réseautage féminin et nous finirons par tout ce qu’il ne faut absolument pas faire…

Pourquoi les femmes s’intéressent aux réseaux sociaux ?
Les femmes pratiquent le réseautage principalement pour des raisons personnelles : Rencontrer de nouvelles personnes, se développer personnellement et socialement. Les raisons professionnelles arrivent après : Développer ses activités, rencontrer des nouveaux clients ou des clients potentiels, faire évoluer sa carrière, s’intégrer au travail…

On notera que pour les femmes interrogées non salariées (professions libérales, chefs d’entreprises, indépendantes), les priorités s’équilibrent entre raisons sociales/personnelles et raisons professionnelles.

Quelles sont leurs stratégies de contact ?
Les réseaux sociaux en ligne sont utilisés par 89 % des personnes interrogées, la plus active d’entre elles ayant 10 000 contacts. Le nombre diminue rapidement avec une moyenne de 170 contacts par femme. En terme de fréquence, les femmes entretiennent la relation avec leurs contacts en moyenne cinq fois par an. Ce qui me semble très peu !

Concernant la provenance de leurs contact, le travail est la principale source de contact, devant l’école, les clubs de sports et associatifs, la famille et Internet.

Comment maintiennent-elles le contact ?
La majorité des femmes indiquent que la messagerie électronique est leur moyen favori d’entretenir le contact ; suivi des ‘voeux de nouvel an’ et des ‘appels téléphoniques’. Les ‘déjeuners réguliers en face à face’ arrivent en dernière place.

Les autres moyens pour entretenir les contacts sont : Les événements (clubs, réunions professionnelles, conférences et salons professionnels, réunions d’anciens élèves…), les pauses café, pots à la sortie du bureau, dîners, événements privés et sportifs/week-end/vacances, les outils de réseaux sociaux en ligne (LinkedIn et Facebook), Skype, SMS, messagerie instantanée et courrier électronique trimestrielles pour donner des nouvelles.

Comment agissent-elles sur les réseaux ?
Les femmes sont, en général, réactives dans leurs interactions, elles répondent aux demandes plus qu’elles n’en prennent l’initiative. La moitié des femmes contactent leurs amis ou leur famille pour des raisons professionnelles.

Quels sont les réseaux qu’elles connaissent et qu’elles utilisent ?
LinkedIn arrive largement en tête, devant Facebook, Viadeo ou Xing. Il s’agit d’un panel international, c’est pourquoi LinkedIn est devant…

Quelles sont les bonnes pratiques du réseautage pour une femme ?

  • Etre ouverte, coopérative, positive et diplomate, toujours répondre aux demandes, avoir une attitude gagnant-gagnant, aider lorsqu’on le peut même brièvement, répondre rapidement.
  • Donner : donner des informations (conseil utile, avis, idées, bonnes pratiques, infos professionnelles, adresses), donner plutôt que de souhaiter seulement recevoir, déployer autant d’efforts que l’on espère que les autres en déploieront pour soi, donner avant de prendre, créer de la valeur pour les autres, équilibrer le fait de donner et de prendre, penser à l’autre avant de penser à soi-même.
  • Etre proactive, contribuer, prendre des responsabilités, être active, penser à la valeur que vous pouvez apporter au réseau, participer, assister à des événements, être visible, participer régulièrement, être impliquée, proposer des thèmes et des discussions intéressantes, échanger en ligne.
  • Rencontrer des gens, s’informer sur les centres d’intérêt des autres personnes, faire preuve de qualités relationnelles et s’intéresser aux autres, être respectueuse, amicale, polie, sympathique, courtoise, patiente et tolérante, contacter et se présenter à de nouvelles personnes, faire attention et faire en sorte de se souvenir de leurs noms, rencontrer/contacter des personnes pas seulement dans le but de leur demander un service.
  • Ecouter, faire attention, essayer de se souvenir d’un commentaire pour pouvoir en discuter ultérieurement, être curieux, poser des questions, être disponible et ouverte aux nouvelles découvertes.
  • Recommander des personnes, faire ou faciliter les présentations, ne lancer sur le réseau que des personnes que l’on connaît bien, accueillir les nouveaux venus, partager les contacts, classer les contacts pour future référence, faciliter l’interaction, mettre des personnes en contact.

Qu’est-ce qu’elles ne doivent pas faire pour être une bonne réseauteuse ?

  • Faire perdre du temps aux gens, envoyer des messages indésirables, ennuyer les gens, insister lourdement, saturer le réseau d’e-mails, envoyer des e-mails en masse, transmettre des informations inutiles, rapporter trop d’informations déjà publiques, bavarder en ligne sur les réseaux professionnels, être superficielle.
  • Penser seulement à ses propres avantages, parler trop de soi/de sa propre activité, pour sa seule ambition personnelle ; ne participer que lorsqu’on a besoin de quelque chose, seulement pour accéder à un poste, être dépendante, soumise, donner une image de soi négative, avoir une attitude pessimiste, manquer de confiance en soi, ne pas répondre aux questions et ne pas être à l’écoute des autres.
  • Avoir des mauvaises manières, être grossière, arrogante, négative, ne pas remercier, être intransigeante, couper la parole dans un groupe, avoir des préjugés, discuter religion et politique, ne pas respecter l’opinion des gens, penser que son statut professionnel se prolonge dans le réseau, manquer de goût pour s’habiller, être trop familière, poster des informations personnelles embarrassantes sur Facebook/MySpace
  • Utiliser des méthodes agressives, pousser ses services, se contenter de vendre, essayer de vendre ses propres produits et services surtout au premier contact, faire de la publicité pour son entreprise personnelle, être agressive au niveau commercial.
  • Avoir une attitude passive, être une observatrice passive, attendre que les gens vous contactent, être timide, avoir peur de partager des informations.
  • S’attendre à recevoir immédiatement, rechercher un retour sur investissement à court terme, essayer trop, attendre trop, avoir de trop grandes attentes trop rapidement ; lire trop rapidement, éviter de passer du temps (être trop sûre de soi), passer son temps à basculer d’un site à un autre, être trop pressée, ne pas prendre le temps.
  • Devenir une collectionneuse de contacts qui ne connaît même pas ses contacts ; ajouter tous les noms que vous croisez comme contacts dans LinkedIn, essayer de rencontrer autant de personnes que possible sans aucune discussion réelle, ajouter des contacts pour la simple raison d’en avoir plus.

Biensur, tous ces points peuvent s’appliquer à la gente masculine !

Camille Jourdain – Blog : Le Marketing sur le web (S’abonner au flux RSS)

Télécharger l’étude : Comment « réseautent les femmes », une étude du réseau EuropeanPWN, décembre 2008

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L'auteur

Camille Jourdain

Social Media Manager en agence, chez 909c / Over-Graph. Formateur et intervenant en écoles / universités. Blogueur "Marketing et Social Media". Auteur du livre : "Tout savoir sur... Twitter" - Editions Kawa. #RéseauxSociaux #Blogs #Communication #RéalitéVirtuelle #VR

 


4 Commentaires

  1. billet super intéressant !
    je suis très étonnée que le réseau perso prime sur le réseau pro…
    En fait l’activité réseau d’une femme est très bien décrite dans ton billet sauf que perso je prends souvent l’itiative du contact. En lisant ce billet, on entre aperçoit facilement en contre trame la vie de ces femmes réseauteuses souvent mères de famille actives : finalement son réseau suit sa vie familiale.
    à très bientôt ici ou ailleurs 😉

  2. Bonjour et merci pour cet excellent post qui répond à une de mes interrogations quant à la présence quasi majoritaire de la gente féminine sur les sites de réseaux sociaux, suite au visionnage de l’excellente video de Jesse Thomas sur les chiffres clés du web en 2009.

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