Social Media — 17 janvier 2009 — 2 commentaires
The world is flat 3.0

Thomas L. Friedman, éditorialiste au New York Times et auteur de plusieurs livres sur la globalisation, dévoile ses idées sur l’état de l’économie et le rôle du web dans la mondialisation. C’est lors d’un voyage à Bangalore, où il étudie les effets de l’outsourcing sur l’économie locale, qu’il commence a rédiger The World is Flat 3.0

world is flat

De la globalisation 1.0 à la globalisation 3.0…
Selon Friedman, le XXIème siècle voit apparaître l’aplatissement du terrain de jeu économique sur une même plate-forme (le Web) permettant de nombreuses formes de collaboration. C’est un processus qui se fait en 3 grandes ères:

Dans la première, qu’il appelle “globalisation 1.0” et qui commence en 1492 jusqu’au début du XIXème siècle, la globalisation est menée par les pays. Les états sont les acteurs dynamiques de la mondialisation (l’Espagne et le Portugal explorent l’Amérique latine et l’Asie de l’est, l’Angleterre colonise l’Inde).

La “globalisation 2.0” commence au XIXème siècle et termine en 2000. L’action est menée par les entreprises qui se mondialisent pour toucher de nouveaux marchés et diminuer le coût du travail.

Dans la “globalisation 3.0”, de 2000 à aujourd’hui, ce qui est nouveau et différent, c’est que cette dynamique est menée par les individus.

De la digitalisation des contenus au web social…
Comment en arrive-t-on là? Quels sont les étapes qui font, qu’au final, les individus sont la dynamique de la mondialisation?

Friedman parle de 3 étapes clés. La première apparaît avec le PC, qui a permis la digitalisation des contenus (textes, images, audio, vidéo), les rendant malléables par d’autres utilisateurs et faciles à partager.

La seconde étape apparaît le 09 août 1994 avec l’entrée en bourse de Netscape, la startup qui a lancé le premier navigateur web. C’est réellement le navigateur qui insuffla la vie à l’Internet. C’est aussi à cette date que commence le “dotcom boom”, système dans lequel les startups sont sur-financées. Puis surviendra la “dotcom bubble” (bulle Internet en France).

La troisième étape est la révolution dans les protocoles de transmission, ou se qu’il appelle la soupe d’alphabet (php, xml, html, http, css…), permettant l’inter-connectivité. Le principe est le suivant, quelque soit la machine sur laquelle on travaille, les langages informatiques permettent de collaborer avec n’importe qui dans le monde.

Ces 3 étapes aboutissent à la création d’une plate-forme globale permettant aux individus de participer/connecter/collaborer équitablement et globalement; et la possibilité d’envoyer ses contenus partout gratuitement.

Ce qui est à retenir de la “mondialisation 3.0”, c’est qu’on ne download plus, mais qu’on upload. On met en ligne ses contenus digitaux utilisant les leviers du web social.

Exemples: les logiciels open source, Wikipedia, Youtube et les millions de blogs ou autres réseaux sociaux. Dans un monde global 3.0, la concurrence économique la plus importante est celle entre les individus et leur propre imagination. Lorsque le monde est plat et que les individus ont tant de pouvoirs, l’imagination est le vrai moteur de l’économie.

Clément Brisard

Lien : conférence disponible gratuitement en téléchargement et streaming.

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L'auteur

Clément Brisard

Passionné par le web, j'en ai fait mon métier. Avec plusieurs années d'expériences en Web Marketing, je mène des projets web, je crée des campagnes virales ou j'optimise des sites web. Et je partage mes découvertes avec vous.

 


2 Commentaires

  1. Merci pour ce résumé fort clair et très intéressant. Il me semble cependant intéressant de mentionner, car Friedman en fait état dans son livre, de l’intérêt particulier qu’il accorde au développement et à l’investissement mis en œuvre afin de développer le réseau Internet.
    C’est cela qui a permis aux pays du BRIC par exemple, de se développer et d’arriver, au moins d’un point de vue de la formation professionnelle, au même niveau si ce n’est plus élevé que les pays occidentaux.
    La Chine ou l’Inde sont à ce jour capables de présenter sur le marché du travail, des ingénieurs et des intellectuels aussi puissants et utilisant les mêmes outils que les ingénieurs américains.

    Le système américain est en train de se faire dépasser par ces nouveaux arrivants, qui grâce aux réseaux, ne sont maintenant plus aussi éloignés et isolés qu’avant.

    Il peut être intéressant de lire les critiques formulés envers T.Friedman ; pour cela CF Pankaj Ghemawat (professor at Harvard Business School) ou encore le prix Nobel économique Joseph Stiglitz.

    Merci encore.

  2. Exactement Showinette.
    Le développement des réseaux est un point que je n’avais pas développé, mais tu le résumes très bien dans ton commentaire.
    Je vais dès aujourd’hui me jeter sur les livres de CF Pankaj Ghemawat et Joseph Stiglitz.
    Merci a toi.

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